L'hôpital public a accueilli les Journées francophones de la radiologie, ce jeudi et vendredi.
Qu’elle relève du diagnostique ou de l’interventionnel, la radiologie est en plein essor. « Chaque année, la France forme 250 radiologues. Or, dans les cinq prochaines années, environ 2000 radiologues vont partir à la retraite. Nous allons connaître une pénurie », s’inquiète Louis Boyer, président du Conseil national professionnel de la radiologie. Les Journées francophones de la radiologie ont été l’occasion d’évoquer les problématiques de la profession ainsi que les évolutions avec le développement du numérique.
Plusieurs conférence ont été organisées autour de la téléradiologie ou de l’intelligence artificielle. L'occasion aussi pour l'hôpital de Nîmes de faire un point sur ces investissements : de 2010 à aujourd’hui, le nombre de salle pour la radiologie interventionnelle est passée de 5 à 14 salles et de 4 à 10 équipements pour l’imagerie. « L’hôpital avait pris du retard », commente le directeur de l’hôpital Nicolas Best. D’ailleurs, l’hôpital s’est confronté à « une pénurie de manipulateur. C’est pour ça que nous nous sommes atteler avec l’Institut d’Alzon à recréer une formation ».