Depuis que la trêve hivernale a été levée le 14 avril, le préfet est autorisé à expulser les familles dont les recours pour rester en France ont été épuisés. Dans plusieurs écoles nîmoises, la mobilisation s'organise pour venir en aide à des familles souvent sans revenus et qui risquent de se retrouver à la rue si les institutions ne prennent plus en charge leur logement. C'est le cas à l'école Marguerite Long, où deux enfants d'origines tchétchènes sont menacés d'expulsion avec leur famille. Cinq autres enfants sont concernés à l'école Léo Rousson, deux à l'école la Placette et un dans le collège Victor Hugo comme dans le collège Feuchères. Soit au total 11 enfants scolarisés auxquels il faut ajouter " deux autres non scolarisés ", avance Patrick Michel, membre du réseau éducation sans frontière (RESF). Pourtant, il n'y a pas plus de familles en demande d'asile que les années précédentes. " On ne sait pas pourquoi mais le conseil général, qui finance les hébergements des familles, est devenu plus sévère depuis deux ans, alors que sous Sarkozy, il défendait toujours les familles ", regrette-t-il.
Une situation que vivent mal les parents d'élèves et enseignants. " Dans certaines écoles, ils se sont cotisés pour leur payer des jours de motel mais on ne peut pas laisser dormir des enfants dans la rue ", se répugne une enseignante de l'école Marguerite Long. Même chose pour un parent d'élève de l'école la Placette. " Jeudi, ils sont expulsables. Sous prétexte que les enfants ont plus de trois ans, ils pourraient être renvoyés au pays. C'est inacceptable ". Des situations dramatiques alors que les enfants sont scolarisés normalement. " Les familles vivent dans la peur. Elles n'osent plus sortir de chez elle. " D'où ces rassemblements dans les écoles concernées pour mobiliser l'opinion.
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