Après le triomphe qu'il avait obtenu l'an passé à la Feria des Vendanges où il s'était coltiné six toros de Miura en solitaire, Javier Castano a attiré dimanche après-midi, la grande foule des aficionados aux arènes de Nîmes, où l'empresa lui avait à nouveau réservé un lot de toros de Zahariche, qu'il partageait cette fois-ci avec Antonio Ferrera. Un maestro qui renouait avec les Miuras, après plusieurs années de désamour.
Cette confrontation entre deux gladiateurs courageux et généreux en diable a réservé d'excellents moments, à commencer par l'ultime faena de Castano, devant un toro long comme un train, qui après être allé quatre fois au cheval, a laissé deux oreilles dans la muleta du maestro, qui avait conclu ses deux précédents combats avec des saluts. Ce grand toro de Miura fut honoré d'une vuelta al ruedo, consacrant finalement la qualité de tout le lot, exception faite du second, un Miura "à l'ancienne", violent, à la corne gauche assassine et plein de mauvaises manières.
Pour son retour devant le redoutable bétail andalou, Antonio Ferrera a confirmé qu'il n'avait rien perdu de son talent de baderillero... ni de ses cordes vocales. Après que la présidence se soit faite (injustement) brocarder pour lui avoir refusé un trophée sur son premier toro, elle s'est faite un peu moins tirer l'oreille pour lui en accorder une sur son troisième, qu'il toréa sur le chemin, mais de façon somme toute spectaculaire. A noter les performances de la cuadrilla de Castano qui a tout fait, dans chacun des tercios, pour faire briller les toros et respecter les canons de la tauromachie de vérité.
LE PROGRAMME DU JOUR
- 11 h 30 aux Arènes : corrida de Rejon avec des toros de Los Espartales pour Pablo Hermoso de Mendoza, Diego Ventura et Joao moura (fils).
- 18 h aux Arènes : corrida de clôture du cycle de Pentecôte avec des toros de Victoriano del Rio pour El juli, Alejandro Talavante et Diego Silvetti.
Réservations : 4, rue de la Violette à Nîmes.