Publié il y a 6 ans - Mise à jour le 25.11.2019 - anthony-maurin - 2 min  - vu 466 fois

NÎMES Carton plein pour les protestants

(Photo Anthony Maurin).

Au petit temple de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

C'est une tradition qui vaut la peine d'être connue. La plus grande kermesse de France, enfin chez les protestants en tout cas, est organisée chaque année à Nîmes à la Maison du protestantisme et au petit temple de Nîmes.

Cette année encore, le succès est indéniable. La foule s'est massée aux portes des deux édifices pour profiter des bonnes affaires et de l'ambiance locale. Convivialité, sourire, courtoisie, histoires et anecdotes, vieux livres, confitures nouvelles, draps, laine, vaisselle, meubles... Tout ce qu'on peut imaginer dans une maison d'hier et d'aujourdhui.

Avec cette kermesse qui s'est déroulée sur deux jours, le temps n'était pas à la pluie mais plutôt au soleil. Au soleil dans le cœur ! Au rendez-vous des bonnes affaires vient s'ajouter l'art de la table. Sur place, repas, bar à tapas, jeux, salon de thé, crêpes, exposition, concours de cartes étaient aussi de la partie.

Ah... la confiture de châtaignes !

Mais le must, si vous n'aimez pas chiner, c'est quand même la confiture. À chaque kermesse, les pots de confiture de châtaignes s’arrachent. Mais il y a une raison : le savoir-faire exceptionnel des petites mains qui la font. Les premiers préparatifs débutent avec la récolte, les bénévoles ont ramassé les fruits dans des propriétés cévenoles que des familles mettent à leur disposition, à Saint-Jean-du-Gard notamment.

Ensuite, place à la fabrication dans la salle paroissiale de la Gazelle, au fil d’une recette que livre Sylvie Valette, l’une des artisanes de cette gourmandise. " Pour faire une bonne confiture de châtaignes, il faut des châtaignes, de la vanille et du sucre bien sûr. Mais il faut surtout une centaine de petites mains ", assure la Nîmoise. Cueillir, cuire, couper, presser, touiller, emporter, visser, laver, vendre... C'est toute une histoire !

Seule une belle chaîne solidaire permet cela chaque année. Près de mille pots de confiture de châtaignes sont confectionnés en quelques jours. " La bonne humeur est notre moteur. Le plaisir de se retrouver, de se raconter et même de chanter. Ce n’est pas de la confiture de châtaigne ordinaire, c’est la confiture de la mixité ", précise Sylvie Valette.

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Anthony Maurin

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