Le sénateur-maire de Nîmes Jean-Paul Fournier en avait pris l'engagement ! Il l'a tenu et honoré ce vendredi en fin de matinée en inaugurant, au beau milieu du quartier Saint-Césaire, la place du Coq : une nomination désormais officielle puisque le conseil municipal l'a votée il y a quelques semaines de cela, à l'unanimité des élus. Accueilli par Yves Charlot, président du syndicat du Clos des coqs (36 copropriétaires), Jean-Paul Fournier, accompagné de quatre de ses adjoints, Franck Proust, Richard Tiberino et Jacques Perrotti, a dévoilé la plaque qui voisine avec le magnifique coq trônant depuis des lustres sur la place, grâce à l'adresse toute jardinière de Jacques Meucoi, qui n'a pas son pareil pour tailler les buis. A la faveur de cette inauguration qui fleurait bon la convivialité et la solidarité régnant sur ce coquet quartier qui a (excusez du peu !) son propre journal, l'Echo du Moulin, Max Pellet Rouerie, poète de son état, avait joliment consacré en rimes l'événement :
"On trouve dans les clos un choix particulier/Ou la diversité devient un poulailler/Celui de Chanteclerc a la crête arrogante/Suivi, à quelques pas, des gallines charmantes/Fidèles compagnes au service d'un roi/Ou ce royal monsieur se sert à chaque fois/Cocorico, je suis le parfait polygame/un amant généreux à la cour de ces dames/Monsieur Edmond Rostand, par ses alexandrins/M'a immortalisé en traçant mon destin/Je règne sur la place, surveillant mes gallines/Et du soir au matin sur mon clos je domine/Je n'ai qu'un seul défaut, celui de vanité/O ! Vous qui passez Buvez à la santé/Du Chanteclerc des clos/planté sur ses ergots.