Les syndicalistes et militants Bernard Vire, Jérôme Maurin, Maxine Brambilla et Martine Sagit ont décidé de rejoindre le projet de Brahim Aber en participant dans un premier temps à son comité de soutien.
"On a discuté longtemps avec Brahim Aber" explique Bernard Vire, "les hommes politiques ne répondent plus à la demande du peuple, qu'il soit des quartiers ou du monde ouvrier. Nous nous sommes trouvés beaucoup de points communs, car dans cette liste, à travers les quartiers, c'est vraiment le peuple qui parle". "Si nous sommes syndicalistes, nous sommes aussi des citoyens et à ce titre nous voulons participer au débat." Pour Brahim Aber ce soutien va permettre d'apporter une nouvelle expertise sur l'emploi mais surtout de montrer que la liste dépasse le seul intérêt des quartiers. Jérôme Maurin (Haribo), commente : "avec Brahim on est pas dans une démarche politique, il ne s'agit pas d'être sur un liste mais de participer à un projet. On a été reçus par tous les candidats, avec Brahim on a évoqué de suite des actions à mener".
"Nous nous sommes sentis abandonnés par les politiques" explique Maxine Brambilla, ex-salariée de Call Expert. Martine Sagit, qui se définit elle même comme "ouvrière de la fonction territoriale Catégorie C" explique pour sa part : "A travers un collectif syndicaliste citoyen nous voulions monter une liste pour tous ceux qui ne se retrouvent pas dans les courants de gauche , mais il y avait risque de doublon. En tant que syndicalistes nous défendons toutes les communautés... notre objectif n'est pas de faire partie d'une liste mais de faire comprendre aux alésiens qu'il y a d'autres façons de vivre ensemble."
Pour Brahim Aber "c'est que du bonheur", selon ses propres mots : avec Bernard Vire à Rochebelle et Martine Sagit "fille de Tamaris", il gagne en représentativité dans d'autres quartiers et puis "cela offre la possibilité à des gens qui sont habitués à "défendre" de passer dans la construction . Il nous faut trouver comment re-socialiser les gens dans la durée. Il faut que cela soit fait par des personnes de la société civile qui n'aient pas de haine afin de constituer un vraie alternative au Front National" dit-il.