Grosse journée de travail sur la question du logement et de l'urbanisme pour Jean Michel Suau et ses amis de Front de Gauche. A midi diner débat avec les professionnels à l'hôtel Riche et et en soirée avec les habitants à l'Espace Cazot.
Une trentaine de personnes : entrepreneurs urbains, architectes, urbanistes, professionnels de l’immobilier se sont retrouvé à midi à l'Hôtel Riche pour un débat avec les invités Makan Rafatdjou, Architecte - urbaniste, Président de l'Institut Français d'Urbanisme (IFU) Paris-Est Marne la Vallée et Jean-Luc Poidevin, Directeur général délégué de Nexity, l'un des chefs de file des promoteurs en France. A la la base de la réflexion, le projets des Docks de St Ouen, (on notait également la présence de Paul Planque, alésien aujourd'hui adjoint à St Ouen) qui démontre "la nécessité d'un pilotage politique" dans les projets. "Ce n'est pas au promoteurs de dessiner la ville" explique Jean-Michel Suau, "il est important que la ville, (et aujourd'hui l'agglo) soit le lieu d'un vrai projet". "Il s'agit d'une démarche d'intérêt partagé qui doit associer la dimension économique" dit l'élu qui rappelle que 50 emplois du bâtiment disparaissent chaque mois dans le département.
Les politiques rassurent
Pour Jean Luc Poidevin de Nexity "quand nous arrivons dans une ville où les politiques portent un projet réel, cela est rassurant pour nous, notre travail consiste alors à chercher des solutions pour savoir comment on va faire. Si chacun participe, la force publique avec se moyens publiques et le privé avec ses moyens privés, il est possible de trouver des réponses. C'est au contraire quand le politique n'a pas de vision que cela se complique. Aujourd'hui Nexity repère sur le territoire ceux qui veulent travailler dans ce sens. Le politique ne peut pas déléguer sa responsabilité politique et moi je ne peux pas lui déléguer ma responsabilité financière... par contre on peut fabriquer ensemble une vision claire." Pour Makan Rafatdjou "tous les ingrédients existent déjà a Alès, qui doit intégrer son histoire, le Gardon qui peut être un risque ou un atout, l'environnement (la ville doit se penser aujourd'hui à la taille de l'agglomération). Il faut partir de l'existant, mobiliser tous les acteurs et se projeter dans un territoire qui intègre la question du sens pour l'avenir"
La ville, produit de ses habitants
Le soir, à l'Espace Cazot, les habitants expriment très concrètement leurs espoirs, leur regrets parfois, et leurs attentes pour leur ville. Une fois encore Makan Rafatdjou va rappeler que tous : politiques, experts, et citoyens (mais au final tous des citoyens) doivent participer ensemble de cette nouvelle fabrique de la ville qui se met en place. "La concertation doit commencer au départ, la première question est doit on faire quelque chose ? Doit on le faire ici ? Il faut fabriquer la question ensemble car bien souvent la réponse est contenue dans la manière de poser cette question". A une ville qui se veut attractive il préfère une ville accueillante. "L'attractivité suppose qu'il y aura des villes qui joueront en première division et d'autres qui perdront" dit-il. "Or la ville est vivante : la ville représente la vie concrète au quotidien pour les habitants". "Il ne faut jamais oublier que les villes et les territoires sont produites par les habitants et leur histoire" rappelle l'architecte.