Hier, les fidèles du maire d'Alès Max Roustan, (certains l'accompagnent depuis 25 ans, la majorité depuis trois mandats !) ont annoncé leur départ afin de laisser la place à des plus jeunes sur la liste du maire sortant aux prochaines municipales.
Max Roustan qui dévoilera la composition de sa nouvelle liste le 4 février prochain à 18h30 à l'Espace Cazot a tenu à se présenter une dernière fois avec ceux qui ont passé tant d'années à ses cotés. "J'ai conscience que c'est un moment difficile pour tous" commente le maire qui va laisser la parole à chacun des dix partants présents (la santé de Bernard Arnaud, l'adjoint aux sports ne lui permettant pas d'être présent). L'occasion pour chacun de témoigner de la joie de ces années consacrées au services des populations, de leur fidélité et de leur confiance en Max Roustan et aussi parfois d'exprimer quelques regrets. "Renoncer est toujours un déchirement, c'est vrai pour moi aussi" explique Alain Pialat qui rappelle les quatre grands succès de ses 19 ans de mandat : "la fin de la Saciva créée par Gilbert Millet, la création des internales du multimédia en 1998 et l'intérêt porté au monde du numérique, le développement de l'école de musique et l'accompagnement du repas des retraités". Si tous ne sont pas entrés dans le détail comme lui, ils ont tous confirmé qu'ils restaient disponibles si Max Roustan avait besoin d'eux.
Le regret d'avoir mon âge
Marcel Veau, insiste : "seul l'âge m'oblige à renoncer, j'aurais 86 ans lors des élections dit le doyen, mais je suivrais Max jusqu'à mon dernier souffle". Chantale Soumadieu (relations jeunes- Entreprise) explique que son activité professionnelle de conseillère au Pôle emploi a limité son action mais lui a surtout permis de prendre conscience du travail réalisé par Max Roustan pour permettre au entreprises de s'implanter dans ce bassin. Thérèse Balzagette, délégué au CAMPS n'est resté en mairie "que" huit ans. "Je m'en vais sans amertume" dit-elle "après une expérience fort intéressante". Comme Marcel Veau , Jacques Foulquier entonne "mon regret c'est d'avoir mon âge. Avec 10 ans de moins je m'engagerais pour un autre mandat" . Celui qui dit avoir eu à traiter des délégations pas toujours faciles (vie scolaire, habitat social) "ou bien souvent l'humain prime sur le matériel" parle "d'un engagement passionnant que Max Roustan lui a laissé vivre avec une grande liberté. Je resterai un vieux sage à disposition" dit il. Danielle Gauthier rappelle pour sa part que la maison de l'environnement crée à la Alès est la seule qui a subsisté en Languedoc Roussillon. Marlène Sikorski, déléguée aux Foyers Résidences a souligné tout le travail réalisé et a évoqué la dernière réalisation innovante rue Jean Moulin.
Un regret sur le consensus impossible
Pierrette Paez parle d'un travail de 13 ans au service des commerces alésiens qu'elle n'a jamais laissé tomber et qu'elle quitte avec regret."Mais je laisse avec plaisir la place aux jeunes qui auront sans doute d'autres motivations et d'autres idées" dit-elle. Danielle Albert-Moye, déléguée aux repas des personnes agées, quitte l'équipe pour raisons professionnelles. "Je m'en vais parce que j'ai 80 ans" exprime pour sa part sans ambigüité Marcel Gérente qui a rejoint l'équipe de Max Roustan en 1995, à 61 ans, après une carrière de haut fonctionnaire et un passage à l'Ecole des Mines. "Nous avons beaucoup avancé et il reste encore beaucoup à faire" dit-il "notamment dans le domaine de l'emploi" (il a présenté son successeur Jalil Benabdillah, voir notre article). "Mon seul regret est qu'à Alès, on ne soit pas capable de trouver un consensus avec l'opposition... on peut comprendre que l'on s'oppose au projet de Pôle mécanique, mais beaucoup plus difficilement quand il s'agit d'une médiathèque !"