Le Front de Gauche a organisé une première "Assemblée citoyenne" lundi soir à l'Espace Cazot à Alès afin de lancer la campagne des élections municipales dans la ville par un débat citoyen. Une centaine de personnes y étaient présentes. Organisée sous la forme d'un débat ouvert, l'assemblée n'a pas manqué de soulever des questions sur la "nature" du Front de Gauche à Alès. Qui est-il ? Où est-il ? Qui le représente ? Pour le Parti de Gauche, par exemple, la position marquée vis a vis du PS est très clairement exprimée dans l'invitation à participer à cette assemblée... ce qui semble moins évident pour un militant du PC. "Personne ne sait sur Alès ce qu'est le Front de gauche", lance un participant, "qui est à la tête du Front de Gauche et qu'est ce qu'il propose ?".
A ce stade Jean Michel Suau, conseiller municipal PC-Front de Gauche, vice président du conseil général, prend la parole depuis l'assemblée où il s'est installé. "La question primordiale est de savoir ce que l'on veut faire avec le Front de Gauche : créer les conditions pour que Hollande réoriente à gauche sa politique. Il faut donc s'opposer à la droite et au FN, mais pas seulement, il faut aussi s'opposer à toute politique de droite." Et il poursuit : "Sur le plan local, le Front de Gauche ne peut battre Roustan tout seul. Je rappelle que ce dernier a obtenu 60% et 54% des voix aux dernières élections. Il faut donc que des gens qui ont voté pour lui fassent un pas en arrière"... "Il nous faut donc aborder la question du rassemblement de la manière la plus large possible et ne pas en fixer à l'avance les limites. Un tel rassemblement ne peut se faire que sur un contenu et des objectifs".
Un message entendu par les plus anciens : "Dans le passé, pour parler de rassemblement on se réunissait entre partis, on pondait un texte que l'on présentait à la population, mais c'est fini aujourd'hui. Si on ne peut pas faire comprendre à la population que l'ennemi ce n'est pas l'immigré mais le financier, on ne parviendra à rien." Pour rejoindre cette population l' assemblée propose déjà quelques idées. "Peut être pourrait-on parler d'écologie autrement, en terme d'emploi ou encore de santé". Sont évoqués également des dossiers sensibles comme l'offre de logements sociaux ou encore l'accès à l'eau (et les premiers 50m3 qui devraient être gratuits !)...