Alors que Jean-Michel Suau PC-Front de gauche participait à une première Assemblée citoyenne à l'Espace Cazot lundi dernier et que Fabien Gabillon (PS) tenait la deuxième réunion de l'association "Fédérer" créée en vue de préparer les municipales, Benjamin Mathéaud, premier secrétaire de la section PS Robert Gourdon et chargé de la cellule rénovation, animation et vie du parti au niveau du département, s'en tient à son propre calendrier. "Je suis élu depuis 2008 à Alès, je travaille politiquement tous les jours et j'ai conduit un certain nombre de campagnes... Pour moi la campagne n'est pas commencée."
"Quand je vais à la rencontre des gens - ce qui me semble être la priorité du moment - je vois des hommes et des femmes qui se demandent comment ils vont remplir leur frigo, si le beau temps va revenir, et peut-être pour certains, s'ils auront assez d'argent pour partir en vacances quelques jours cet été"... "Au PS, le calendrier est très simple. Il est le même à Alès que dans toutes les villes de France. Le 10 octobre, les adhérents du PS vont investir leurs candidats et dans les quinze jours qui suivront les listes seront constituées". "Pour élire le candidat il faut être adhérent depuis six mois, donc avoir pris sa carte avant le 9 avril". Sur le papier, les jeux sont donc faits : Il y aura 220 électeurs à Alès pour désigner le candidat du PS.
Quand on lui parle de rassemblement Benjamin Mathéaud réagit : "C'est important le rassemblement à gauche, bien sûr, mais cela ne suffit pas. En 2001 on avait une liste de rassemblement très large, avec le PS, le PC, les Radicaux, les verts... et on a fait 39% ! Pour que les électeurs nous rejoignent il faut les convaincre sur un projet, une équipe, une méthode". "Cela dit il va bien falloir que les montagnes se rapprochent... mais je pense que c'est une grave erreur de vouloir décliner une ligne politique nationale lors d'une élection locale, faire croire que Roustan ou Mathéaud, ça serait la même chose à Alès n'est pas crédible... d'autant qu'on aura l'occasion d'un débat politique national un peu plus tard avec les élections européennes... Il ne faut pas se tromper d'élection."
"Quand on est élu d'opposition on est là pour s'opposer mais aussi pour proposer. Je travaille sur tous les dossiers de la ville. Pour moi les questions de l'accès au logement et de l'éducation me semblent cruciales, elles supplantent même toutes politiques fiscales ou d'aides (forcément limitées aujourd'hui) envers les entreprises qui se soucient plus dans la durée de ces questions qui touchent à leurs conditions de vie et à celles de leurs employés"...
Celui qui dit que la ville d'Alès n'a pas changé en 20 ans, a certainement des problèmes de vue" concède Benjamin Mathéaud. "Ce que je dis, c'est que la dynamique est cassée, Roustan a fait son temps, les derniers projets comme Mercoirol ou encore le golf ne trouvent pas le soutien des populations. Il faut un véritable changement, comme ce fut le cas pour l'arrivée de Max Roustan après 25 ans de règne communiste. C'est à la génération des 35-50 ans de prendre l'avenir de la ville en main aujourd'hui !"