Ils sont arrivés de Bagnols-sur-Cèze, Sète, Alès, Clermont-L'Hérault, Lodève ou Sommières. Des quatre coins du Languedoc-Roussillon, les responsables des épiceries solidaires se sont retrouvés à Marguerittes, " pour faire un point sur les nouveautés ", indique Céline Vernhes, animatrice régionale de l'association nationale de développement des épiceries solidaires (ANDES). Cette année, elle a fort à faire puisque les financements ont été totalement modifiés. " Jusque-là, une part des stocks des épiceries solidaires émanaient du programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD). C'est terminé depuis le 31 décembre 2013 et les nouveaux fonds impliquent quelques changements. " À savoir qu'ils doivent être distribués gratuitement alors que les épiceries solidaires se refusent " à faire de l'assistanat ", et demandent une participation à leurs adhérents. Du coup, l’État a pris en charge le manque à gagner en créant le crédit national pour les épiceries solidaires (CNES).
Le lait, la farine et les œufs très demandés
Face à ces modifications, chaque structure " qui est gérée différemment ", doit donc s'adapter. À Marguerittes, la spécificité veut que les adhérents ne payent aucune participation mais qu'en échange " ils doivent participer à au moins une activité d'une demi-journée par semaine ", lance Laura Dupont, responsable de la distribution au sein de l'épicerie solidaire de Marguerittes. Il s'agit d'ateliers cuisine, couture, de remise en forme ou de bien-être. Pour figurer dans la liste des personnes pouvant adhérer à l'épicerie solidaire, il faut " avoir moins de 5€ par jour pour vivre, une fois les charges déduites ". D'autres épiceries solidaires optent pour des montants supérieurs. Le lait, la farine ou les œufs sont les produits les plus plébiscités mais la difficulté d'une épicerie solidaire " c'est d'élargir la gamme de produits proposés ". L'épicerie se fournit dans les grandes surfaces, à la banque alimentaire et grâce à quelques dons.
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