À l’occasion de la journée nationale d’hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives, une cérémonie s’est tenue hier soir à Bagnols à la stèle qui leur est dédiée.
À quelques kilomètres de l’ancien camp de Saint-Maurice-l’Ardoise, où des centaines de Harkis ont été parqués après la fin de la guerre d’Algérie, le représentant des Anciens combattants de Bagnols, Francis Lemesle, évoquera ces femmes et ces hommes « abandonnés par la France, qui subirent de violentes représailles en Algérie, et, en France, les camps de transit et les hameaux de forestage. »
26 000 harkis sont morts pour la France pendant la guerre et entre 10 000 et 150 000 d’entre eux ont été assassinés après le cessez-le-feu en Algérie. « Dans des temps difficiles ils ont choisi la France qu’ils ont servi avec abnégation », rappellera le maire, Jean-Yves Chapelet, en lisant le message officiel. « La France ne les a pas accueilli dignement », poursuivra-t-il, avant de lancer que « depuis plusieurs années la France a reconnu avoir manqué à ses devoirs d’accueil. »
Th.A