Jean est un vieux de la vieille, un homme qui connaît le salon « Nimagine » comme sa poche. « C’est la quatorzième année que je viens ici. Je suis de Bordeaux et j’ai découvert ce salon en 1996. On peut dire que Nimagine, c’est ma boutique annuelle », confirme-t-il. Sur son stand, on retrouve ses trois produits vedettes : le boomerang, le tir à l’arc et le didgeridoo, un produit un peu moins connu du grand public qui est un instrument de musique à vent très utilisé par les Aborigènes du nord de l’Australie. Sa passion pour ces jouets et instruments atypiques est née il y a trente ans : « A l’époque, se souvient-il, je m’étais pris de passion pour le boomerang mais je n’y arrivais pas aussi bien que mes amis qui se moquaient de moi. J’ai compris pourquoi : c’est parce que je suis gaucher. Du coup, j’ai créé les boomerangs pour gauchers mais aussi pour droitiers ». Celui que ses amis surnomment « l’ours », parce qu’il se terre chez lui pour créer ses œuvres, vend ses boomerangs de 5 à 30 euros, les arcs de 15 à 25 euros et les didgeridoo de 15 à 35 euros. Ceux qui sont intéressés peuvent trouver Jean sur son stand jusqu’au 11 novembre, date de la clôture du salon. Après, il sera trop tard. L’ours sera reparti hiberner.
Tony Duret
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