Elle n'avait pas été ouverte depuis près de 20 ans ! Ce matin, ourlets au pantalon et manches retroussées, le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier, l'adjoint à la culture Daniel-Jean Valade, ainsi que Dominique Darde, du musée archéologique de Nîmes, et Marc Célié, archéologue à l'Inrap*, ont pénétré dans la salle cruciforme des Arènes de Nîmes. Une nouvelle preuve du génie de l'homme romain, qui fascine l'ensemble de nos experts.
Cette salle, composée de deux allées qui se coupent perpendiculairement a été découverte en 1864, par l'architecte Henri Revoil, à l'occasion des premières restaurations de l'amphithéâtre en pierre de Lens. "Cette salle faisait office de coulisses, comme aujourd'hui, pour nos théâtres", explique Dominique Darde. Décors d'animaux sauvages pour les spectacles de chasses, pour les gladiateurs… C'est à l'aide de treuils que les Romains transféraient les décors du sous-sol pour les installer sur la piste.
Ce sous-sol, était au départ composé de multiples galeries. Cependant, les Romains ne tardèrent pas à constater les limites de leur ingénieuse invention… "Lors des pluies, les nappes phréatiques inondaient les galeries. Ils ont alors mis du remblais dans toutes les galeries et ont laissé ses deux tunnels", explique Marc Célié.
Mystère de l'histoire, le nom apposé sur les deux murs de la salle : Titus Cripius Reburrus. "Il s'agit peut-être d'un mécène ou d'un architecte", pensent Dominique Darde et Marc Célié. Encore un secret de l'histoire, que nos spécialistes tenteront de découvrir.
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*INRAP : institut national de recherches archéologiques préventives
Coralie Mollaret
coralie.mollaret@objectifgard.com