A la faveur de cette matinée de travail partagée par de nombreux élu(e)s réunis derrière la députée Françoise Dumas, le président PS du conseil général du Gard, Damien Alary, le sénateur-maire UMP de Nîmes, Jean-Paul Fournier ou le conseiller régional Jean-Paul Boré, Manuel Valls a confirmé "son ambition pour le territoire et la Sécurité civile en France, En Europe et au-delà". Ainsi, les avions et pompiers du ciel de Marignane rejoindront, dès l'été 2017, les services de la Sécurité civile installés depuis 1997 sur l'ex-base aéronavale de Garons, aujourd'hui occupée par le 503 ème Régiment du Train. "Avec ses installations vastes et adaptées, Garons constitue la première plateforme de la Sécurité civile par le nombre de ses personnels et de ses aéronefs. Toutes nos forces opérationnelles seront ainsi au centre de l'arc méditerranéen, de la France et de l'Europe", a ajouté le ministre de l'Intérieur, qui mise sur ces mutualisation et concentration de moyens pour bâtir "un projet de grande ampleur", autour d'un pool envié de savoir-faire et de technicité.
Dans cette perspective, Manuel Valls a nommé comme chef de projet un haut fonctionnaire, chargé d'élaborer la stratégie à mettre en oeuvre, aux côtés du préfet du Gard et les acteurs de ce vaste chantier. "Il déclinera et mettra en oeuvre le cahier des charges du déménagement dans le respect du dialogue social. Toutes les questions seront mises sur la table : techniques, opérationnelles, financières... sans perdre de vue que ce sera avant tout une affaire humaine". A portée de voix de ce quartier général européen de la Sécurité civile, desservi par une piste accessible aux gros porteurs, plusieurs entreprises industrielles de l'aéronautique - à commencer par la société Sabena - assurent déjà la maintenance et l'entretien des bombardiers d'eau.
En marge de cette visite des installations de Garons, Manuel Valls a découvert l'hôpital français de la sécurité civile, créé, il y a 25 ans de cela, à l'initiative du Service départemental d'incendie et de secours du Gard, de son médecin-chef Thierry Prunet et de Damien Alary, alors jeune conseiller général de Saint-Hippolyte, promu président de la commission administrative du SDIS.
Cette installation projetable d'une centaine de lits est une structure hospitalière médico-chirurgicale et obstétricale, capable de dispenser des soins médicaux et chirurgicaux à une population victime d'un sinistre ou d'une catastrophe humanitaire. Ambassadeur d'u comportement et du savoir-faire médical français, il a été déployé à ce jour sur une vingtaine de missions : Arménie, Sri-Lanka, Haïti, Iran, Turquie, Algérie, Sumatra... Sa dernière mission, en 2010 pour le tremblement de terre en Haïti. 72 hommes, sapeurs-pompiers gardois et personnels militaires sont affectés à cet hôpital de campagne, financé par des crédits d'Etat, mais confiant au Conseil général du Gard et à son satellite, le SDIS présidé par Alexandre Pissas (Bagnols-sur-Cèze) et dirigé par le colonel Christian Simonet, la formation et la mise à disposition des personnels, ainsi que l'entretien et la gestion des équipements.