Cette pierre était déjà prisée par les Romains qui ont bâti notamment les arènes de Nîmes et d’Arles avec, et reconnue pour sa résistance ou encore ses propriétés thermiques. L’institut national de la propriété intellectuelle (INPI) lance donc une enquête publique en vue d’une indication géographique qui porterait sur trois territoires : la vallée du Rhône, le Languedoc et la Drôme.
Cette indication géographique, demandée par l’Association de la pierre du Midi, « couvre les produits bruts (blocs, enrochements), les produits semi-finis (tranches), les pierres massives, les pierres de revêtement et les pierres de remplacement », précise l’INPI. Pour répondre au cahier des charges, la pierre devra être extraite dans l’Hérault, le Gard, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, la Drôme ou les Alpes-de-Haute-Provence, et transformée dans ces mêmes départements auxquels s’ajoutent les Pyrénées-Orientales, l’Aude, la Lozère, l’Ardèche, les Hautes-Alpes, le Var et les Alpes-Maritimes.
L’idée de l’indication géographique est de protéger le nom du produit des contrefaçons et des copies. L’homologation de l’indication géographique sera délivrée à l’issue de l’instruction et de l’enquête publique. Le cahier des charges (avec possibilité de laisser des observations) est ici.