Cotisations des élus, découpage des sections, union de la Gauche… Le premier fédéral, Jean Denat, a motivé ses troupes à l’aube de 2019.
C’est la dernière fois que les socialistes se réunissaient à la Maison Jean Jaurès, avenue Maréchal Juin à Nîmes. En février, la fédération s’installera dans de nouveaux bureaux en Ville active. Alors hier soir, pour son dernier discours, le premier fédéral a laissé peu de monde indifférent. Devant les militants, élus (les conseillers régionaux Françoise Bons et Fabrice Verdier, la conseillère départementale Maryse Giannaccini, l’ex-député William Dumas…) et partenaires de Gauche, Jean Denat a fixé le cap.
« La division, c’est l’échec »
Un cap après les âpres défaites de 2017, dont le maire de Vauvert assure avoir tiré toutes les leçons. Face à Jean-Paul Boré, leader de l’association Tous pour Nîmes, et Denis Lanoy, secrétaire de la section nîmoise du Parti communiste, le chef de parti a rappelé l’importance de l’union. Un sujet que l’ex-président du conseil départemental, artisan de la liste pour les Départementales 2015, connaît bien.
Pour lui pas de doute : « La division c’est l’échec. L’échec c’est l’impuissance. Et l’impuissance, c’est l’inutilité. » Aux orthodoxes de Gauche, Jean Denat a lancé ne « pas avoir besoin d’objecteur de conscience. » Et de s’en référer à l’histoire : « La Gauche est diverse depuis longtemps. » Alors, « sans union » les élections à venir pourraient être « mortifères à Gauche. »
Si la reconquête passe par les partenaires, elle passe surtout par les militants : « Il faut retrouver les cages d’escalier pour reconquérir les opinions. » Devant des dizaines de militants, dont certains ne comptent plus leurs années au PS, Jean Denat a voulu rassurer : « On ne sera pas cette génération qui va éteindre la lumière du Parti socialiste ! Un parti qui a fait l’histoire de ce XXIe siècle ! »
Cotisations des élus
Sur la vie du parti, le président de la fédération gardoise ne s’est pas dit opposé à revoir le périmètre des sections. Un sujet délicat, certaines sections ayant connu, dans le passé, une inflation douteuse des cartes. Enfin, le Vauverdois a tenu à adresser un message à certains élus, toujours pas à jour de leur contribution financière à verser au parti : « C’est une question de respect des militants qui vous ont permis d’être élus. Seul on est pas grand chose. » Un rappel judicieux en ce début d'année.
Coralie Mollaret