« Dès l’annonce de l’attentat de Charlie Hebdo, le ministre de l’Intérieur a contacté les préfets pour que les dispositifs de sécurité soient renforcés ». C’est par ces mots que Didier Martin, préfet du Gard, a ponctué sa visite auprès des forces de l’ordre postées à la gare de Nîmes. Depuis hier, le plan Vigipirate, déjà activé pendant la période sensible des fêtes de fin d’année, a été renforcé sans non plus atteindre celui de la région parisienne placée en vigilance attentat.
Cela signifie concrètement que les lieux de culte, les établissements scolaires, les gares et les centres commerciaux sont particulièrement surveillés. En plus des 850 gendarmes, 600 policiers et 535 policiers municipaux que compte le département, un escadron de gendarmes mobiles d’une centaine d’hommes patrouillera dans différents secteurs. Mais le préfet, accompagné de Jean-Paul Fournier et de son adjoint à la sécurité Richard Tibérino, se veut rassurant : « Il n’y a pas de raison d’être alarmiste. Il faut garder son calme et si quelqu’un observe une situation anormale, il doit composer le 17 ».