La traditionnelle pégoulade a lancé en fanfare la 26e féria d'Alès hier soir. A la tombée de la nuit, le taureau sur plateforme, suivi de 15 groupes d'animations, a engagé le cortège au départ de la gare routière. Fanfares, calèches, clowns, hommes sur échasses, tous ont défilé pendant plus d'une heure à travers le centre-ville, se frayant, parfois difficilement, un chemin parmi les spectateurs.
Stars du cortège, les deux danseuses brésiliennes se sont déhanchées au rythme de la samba pour le plus grand plaisir des yeux de ces messieurs. Les apprentis photographes étaient d'ailleurs nombreux à tenter d'immortaliser le moment. Même si certains étaient toutefois un peu déçus de la diminution du nombre d'animations : "Il y en a moins que l'an dernier mais c'était plus varié", soulignent Anne-Marie et Pierre, alésiens et fidèles de la féria depuis ses débuts. "Nous, on a bien aimé, comme d'habitude. Mais il y avait moins de monde qu'en 2013", affirment de leur coté un couple de trentenaires.
L’association gardoise d’attelage Alain Dussere, suivie de 2 alguazils du Centre équestre alésien, la batucada Samba k’ tous avec les échassiers du Salto, les fanfares Kofaanim, Les Goulazous, Les Fanfarons, Taraf Goulamas, Les kadors, La banda jojo, Garabato, Les Wonderbrass, les calèches de Lumbre et Soledad, et la batucada Ajaio avec les danseurs de capoeira, tous étaient attendus hier soir.
Le cortège a pris le chemin des arènes du Tempéras où les 7 manades du concours d’abrivado se sont présentées dans l’ordre du tirage au sort, devant un public timide mais bel et bien présent hier soir. Les gradins étaient noirs de monde, plus de 3500 spectateurs, venus en famille ou entre amis, ont profité de l'occasion d'y entrer gratuitement.