Sale affaire pour le réseau de transports urbains Tango de Nîmes, confronté aux agissements un rien suspects de deux de ses salariés : un chauffeur et un vérificateur de billets (contrôleur), qui ont tourné puis publié sur une page Facebook, des images et vidéos à caractère raciste. Les documents - aujourd'hui retirés de la page Facebook - ont été tournés de l'intérieur d'un bus Tango dans le quartier du Chemin Bas d'Avignon et visaient délibérément la communauté maghrébine, sauf à imaginer que des usagers d'origine nord-africaine attendant sagement le bus à un arrêt et soudainement réduits en charpie par un missile bourré d'effets spéciaux et de haine, puisse constituer un amusement. Le tout assorti d'insultes et de propos méprisants à l'égard de la communauté maghrébine. Cette affaire est prise très au sérieux par la direction de Tango, d'autant que l'un des salariés incriminés était délégué CGT, avant qu'il ne rende son mandat syndical et démissionne illico de ses fonctions à la demande de la direction, qui se réserve le droit de déposer plainte pour provocations à la haine raciale. Pour l'immédiat, elle présente ses excuses aux usagers heurtés par la diffusion de ces images. De son côté, Abdallah Zekri, président de l'Observatoire des actes islamophobes, préoccupé depuis plusieurs mois par la progression des provocations et actes racistes, a décidé de porter plainte en bonne et due forme.