Bon d'accord, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des espérances... mais c'est toujours cela de pris ! Ce lundi matin, des élus de la ville de Nîmes - parmi lesquels trois conseillers généraux, Marie-Chantal Barbusse (Nîmes I) Laurent Burgoa (Nîmes IV) et Thierry Procida (Nîmes II) - se sont déplacés dans le secteur du Carreau de Lanes, près de l'hôpital Carémeau, pour mesurer les effets des pièges à sangliers installés chez des particuliers. Ils étaient accompagnés de Christophe Perrin, chef de cabinet du préfet et Marc Valat, directeur de la fédération des chasseurs du Gard.
Cette visite s'inscrivait dans le prolongement de la réunion de février dernier où, pour faire face à la prolifération des sangliers dans les quartiers périphériques de Nîmes, la municipalité, la Fédération de chasse et la Préfecture du Gard avaient acté le prolongement d'un mois de la période de chasse, ainsi que l'installation de ces pièges. Outre la cage fixe installée au bois des Espeisses (vingt sangliers attrapés en une quinzaine de jours), la mairie de Nîmes a ainsi fait réaliser par les ateliers municipaux, deux pièges mobiles en acier, généralement installés pour une quinzaine de jours chez les propriétaires privés qui en ont fait la demande. Pour l'heure, quelque 300 personnes se sont inscrites en mairie, illustrant l'ampleur du phénomène, malgré le tableau de chasse impressionnant à mettre à l'actif des dianes du département : 22 000 à 24 000 sangliers abattus chaque saison.
Attirés par le maïs déposé dans la cage, le sanglier est irrémédiablement piégé. Il ne reste alors aux lieutenants de louveterie qu'à venir l'abattre et évacuer la dépouille. Cette disposition sera appliquée jusqu'au 15 septembre. Dans la propriété visitée où un animal a été piégé en cinq jours, les sangliers remisés à proximité dévastent régulièrement vergers, jardins et potagers, ce qui a fait dire à Laurent Burgoa que s'ils n'étaient pas chassés, les sangliers descendraient allègrement sur le Jean-Jaurès.