Publié il y a 13 ans - Mise à jour le 05.07.2013  - 2 min  - vu 156 fois

DEVIATION NORD Le projet emprunte les voies de la consultation. Deux autres réunions prévues.

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"Notre volonté est d'être à l'écoute, afin de réaliser avec votre concours une voie express exemplaire. Tant en matière de sauvegarde de l'environnement que d'intégration paysagère". Jean Denat, vice-président du conseil général du Gard, en charge des routes et des infrastructures, ne pensait assurément pas si bien dire, tant il a été assailli de questions - sinon de critiques - pour la première réunion de concertation relative à l'aménagement de la déviation nord. Deux autres réunions publiques auront lieu le vendredi 13 septembre à Marguerittes et le vendredi 20 septembre à Courbessac.

Limitée à 90 km/h et interdite à la circulation piétonne et cycliste, cette déviation que nous avons longuement détaillé dans l'une de nos précédentes éditions  (http://www.objectifgard.com/2013/06/20/transports-la-deviation-du-nord-de-nimes-est-enfin-mise-en-route-la-concertation-engagee/reliera d'ici 2020 la route d'Alès à l'échangeur Nîmes-Est (Marguerittes) afin de soulager - de quelque 12 000 véhicules par jour - la circulation dans la ville de Nîmes, où majorité d'automobilistes n'ont rien à faire. Sinon la traverser pare-chocs contre pare-chocs. D'un coût de 46 M€ pris en charge par le conseil général du Gard qui souhaite - aux côtés des agglomérations de Nîmes et Alès qu'elle soit intégrée dans le programme de modernisation des itinéraires prévoyant l'achèvement de la 2 x 2 voies entre La Calmette et Nîmes, ainsi que le contournement ouest -  cette voie express 2 x 1 voie dans un premier temps - avec prévision d'élargissement en 2 x 2 voies, selon les exigences futures - déroulera son ruban d'asphalte sur 11, 8 ou 15,5 kms, en fonction de l'option de raccordement qui sera choisie entre la route de Poulx et Marguerittes. Elle fera gagner une vingtaine de minutes sur la liaison. Au niveau de son croisement avec la route départementale d'Uzès, le long du camp militaire des Garrigues, elle comptera un échangeur complet, un échangeur partiel ou pas d'échangeur du tout, selon le résultat définitif des consultations. Le tronc commun qui passera au sud du camp des Garrigues, est exclu de la concertation, qui ouvrira à Déclaration d'utilité publique (DUP) vers la mi-2014. "Ce tronc commun est acté avec les autorités militaires et il n'est pas question de le remettre en cause", a commenté Jean Denat.

Du côté des observations recueillies par le conseil général et le cabinet Stratis qui s'est vu confier l'organisation de la concertation, deux grandes tendances : ceux qui applaudissent des deux mains à l'aménagement de cette déviation attendue depuis une vingtaine d'années, et ceux qui demeurent obstinément contre une route en laquelle ils ne voient qu'un surcroît de pollution, risques d'incendie ou d'inondations. Parmi eux, l'association présidée par M. Py, Circulation Environnement Santé (Cirenes) qui a déjà menacé de saisir le Tribunal administratif pour non-respect de la concertation, qui doit, selon elle, "porter sur tous les aspects du projet, ainsi que sur son utilité et ses diverses alternatives". Silvain Pastor et Marie-Paule Mercier (Europe Ecologie / Les Verts) ont également contesté cette réalisation, rejoints par le collectif Garrigues Nord, préoccupé par le flot de poids-lourds qui va emprunter cette voie-express, et le collectif nîmois de la garrigue du 3 ème millénaire. Ce dernier a estimé qu'il aurait été moins onéreux et plus écologique d'élargir les voies existantes entre La Calmette, Sainte-Anastasie, Poulx et Marguerittes.

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