Publié il y a 13 ans - Mise à jour le 07.05.2013  - 4 min  - vu 206 fois

COPE A NÎMES "Que Hollande et sa République des camarades prennent garde au printemps des cons !"

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"Que Hollande et sa République des camarades prennent bien garde, il y aura bientôt un printemps des cons !" Entendez par là un renouveau "de ce peuple de France que méprise la gauche" et que Jean-François Copé, président de l'UMP, a convié ce lundi soir, lors de son meeting à Nîmes, à s'engager et réagir "pour ne pas laisser le pays s'effondrer de façon brutale et rapide, à l'image de la popularité de François Hollande". Devant 2 000 à 2 500 militants enthousiastes venus du Gard, mais aussi des départements limitrophes (Hérault, Bouches-du-Rhône, Lozère, Vaucluse, Drôme, Pyrénées-Orientales, Aude...), le patron de l'UMP plébiscité par les militants gardois "qui ne souhaitent  pas revoter le 15 septembre prochain" si l'on croit leur chef de file départemental, Jean-Paul Fournier, a tapé à bras raccourcis sur le locataire de l'Elysée, qui fêtait ce 6 mai le premier anniversaire de son élection à la présidence de la République. Décliné une heure durant, avec cet art consommé de tribun, le propos fut sans appel : l'an I de Hollande aurait été la Toussaint de la République.

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Dénonçant "l'imposture et les mensonges" de François Hollande pour se faire élire et infliger "à la droite un échec cuisant, complet et profond dont elle devra tenir compte pour les prochaines échéances, en se mobilisant et en préparant des équipes de candidats engagés qui partiront à la conquête de l'électorat, ville par ville, village par village", Jean-François Copé n'a eu nulle indulgence pour le bilan de la première année présidentielle du chef de l'état. "De la croissance qui s'est traduite par un matraquage fiscal de 32 M€, au chômage qui progresse de 1 300 demandeurs d'emploi supplémentaires par jour, en passant  par les finances publiques qui dérivent vers un déficit massif, la sécurité qui n'a jamais été si mal assurée ou l'immigration clandestine qui a enregistré ces douze derniers mois une baisse de 20 % du nombre d'expulsions, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est un bateau ivre, il y a un couac par jour. Et ne parlons pas de la fameuse République exemplaire caractérisée par le silence assourdissant de François Hollande face aux affaires", a-t-il affirmé. C'est pour dénoncer ce bilan sur le pavé, "au milieu des Français" qu'il a encouragé les militants de l'UMP à ne pas rester bras croisés et rejoindre à Paris, la manifestation nationale du 26 mai prochain, organisée par l'association "La manif pour tous". "Si le RPR n'avait pas battu le pavé en 1984 il n'y aurait plus d'école libre en France", a ajouté Jean-François Copé, en guise de réponse à ceux qui lui reprochent son ralliement au mouvement de Frigide Barjot.

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Prévoyant pour la France une situation comparable à celle de 1958 "où le peuple s'est retrouvé autour du général De Gaulle pour sortir le pays de l'ornière avec des réformes courageuses", le député-maire de Meaux qui était entouré pour ce déplacement à Nîmes de sa garde rapprochée (Michèle Tabarot, Hervé Mariton, Roger Karoutchi...) a donné rendez-vous "à la gauche idéologique et démagogique" dans les urnes. D'abord aux municipales de mars 2014, puis aux européennes et cantonales de 2015. "Il nous faut redonner de l'enthousiasme et du sourire à la France par le mouvement, l'action et la réforme", a affirmé Jean-François Copé, avant de réaffirmer que nulle alliance ne sera établie entre l'UMP et le FN, "complice - tout comme le Modem - de l'élection de Hollande". "Même pour débarrasser le pays de la gauche, nous ne nous allierons pas avec l'extrême droite, le meilleur allié de la gauche. Si sur un second tour il y a ici ou là, un duel entre le PS et le FN, je n'appellerai à voter ni pour l'un, ni pour l'autre", a t-il ajouté.

Illustration d'une droite décomplexée partie à la reconquête de la France silencieuse "qui ne fait pas de bruit et ne brûle pas des voitures", l'UMP a levé un coin du voile sur les propositions dont elle entend débattre avec les Français d'ici 2017. Sur le plan économique, plusieurs dispositions : une pause - sinon même une baisse - de la fiscalité dès lors qu'elle permet de créer des emplois et créer de la valeur ajoutée, la fin des 35 heures, la lutte contre l'assistanat avec le plafonnement des allocations chômage à 75 % du SMIC et l'échange de services contre le RSA, la simplification de la législation du travail ou, encore, la réhabilitation de l'apprentissage en adéquation avec les besoins des entreprises. Sur le plan institutionnel, les premières dispositions concerneraient l'adoption des réformes les plus importantes et urgentes par ordonnances, la fusion entre les conseils généraux et les conseils régionaux, la suppression de certaines autorités administratives indépendantes. Enfin, "le retour de la fermeté et de l'autorité républicaine" se traduirait par la construction de places de prison, la remise à plat de la justice des mineurs, la lutte contre l'immigration clandestine et les diverses formes de communautarisme, via le non-renouvellement de la carte de séjour aux délinquants et le refus d'accorder la nationalité française aux enfants de clandestins.

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