Publié il y a 13 ans - Mise à jour le 25.05.2013  - 4 min  - vu 187 fois

COMMUNES Plus qu'une assemblée générale, un congrès de transition pour les 353 maires du Gard

Une bonne centaine de maires du Gard ont partagé ces travaux. - Picasa

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Picasa"Vous êtes les veines et artères dans lesquelles circule le sang de la République. Après les élections de 2014 qui vont  se traduire par un changement de génération si j'en crois le nombre d'entre vous qui ne se représentera pas, je propose de créer en préfecture, un Conseil des anciens maires. Ils seraient là pour nous conseiller, nous guider, éclairer nos décisions... A mes yeux, ce serait dommage de nous priver de l'expérience, du savoir et du savoir-faire des anciens élus. Avec le soutien des parlementaires, ce conseil pourrait d'ailleurs être généralisé". C'est en ces termes que le préfet du Gard, Hugues Bousiges, a rendu hommage à la disponibilité et au dévouement des 353 maires du Gard, dont un tiers environ était réuni ce samedi à Caveirac, pour l'assemblée générale de l'association des maires du département, présidée par Pilar Chaleyssin, maire d'Aubais.

INTERCOMMUNALITE ET REDECOUPAGE CANTONAL

A la faveur de ces travaux partagés par Françoise Dumas et Fabrice Verdier, tous deux députés du Gard, auxquels s'étaient joints plusieurs élus régionaux et généraux ainsi que les sous-préfets d'Alès et du Vigan, le représentant de l'Etat qui n'a qu'à se féliciter, d'une façon générale, des rapports courtois, loyaux et confiants qu'il entretient avec les édiles, a attiré l'attention des participants sur les modifications du paysage institutionnel gardois qu'allait entraîner l'acte III de la décentralisation. "Des textes importants ont été adoptés ou sont sur le point de l'être, à commencer par l'élection des délégués communautaires qui interviendra avec les prochaines municipales. Il y a là une révolution importante. Il ne s'agira pas seulement de mettre ensemble des territoires et des élus, mais de réfléchir à une vision de l'avenir des territoires que nos concitoyens sont en droit d'attendre", a commenté Hugues Bousiges. Toujours au niveau des modifications du panorama politique, on ne saurait oublier le redécoupage des cantons, dont une première mouture sera prochainement présentée aux collectivités. Rappelons que pour le Gard, le nombre de cantons passera de 46 à 23, avec des populations comprises entre 24 000 et 36 000 habitants pour chacun d'entre eux. On imagine, dès lors, la difficulté de l'exercice lorsque l'on sait que l'arrondissement du Vigan compte aujourd'hui 35 000 habitants... pour 6 cantons ! Bonjour les calculettes et les crises de nerfs.

1 157 EMPLOIS D'AVENIR FINANCES PAR L'ETAT

Le préfet a également mis l'accent sur deux autres exigences communales : poursuivre les efforts en matière de logement collectifs et individuels (les métiers du bâtiment perdent chaque mois une cinquantaine d'emploi) et relever le défi de l'emploi. Générateur de mieux-être social mais aussi de mieux-vivre ensemble, une notion chère à l'initiateur de la semaine de la Fraternité. "Dans le département, l'Etat financera à hauteur de 75 %, 1 157 contrats d'emploi d'avenir d'une durée de trois ans. Pour l'heure 223 ont été signés. S'il y a dans vos communes, des jeunes auxquels vous pouvez tendre la main, faites ce qu'il faut ! Il faut leur offrir une chance ", a déclaré Hugues Bousiges, sachant que sur chaque contrat d'emploi avenir, seuls 500 € mensuels restent à charge de la collectivité locale. Enfin - et ce sont là des statistiques qui réjouiront tout un chacun - la délinquance a enregistré ces derniers mois un net recul, même si le sentiment d'insécurité demeure, hélas, parmi de trop nombreux concitoyens. Même tendance pour la sécurité routière avec 9 morts enregistrés depuis le début de l'année... contre 25 pour la même période en 2012.

Au premier rang, les députés du Gard, Françoise Dumas et Fabrice Verdier, de part et d'autre de Denis Bouad, vice-président du conseil général.

TRANSPORT SCOLAIRE : PAS DE COUTEAU SOUS LA GORGE

Partenaire privilégié des communes, le conseil général du Gard s'est voulu rassurant, par la voix de son président Damien Alary, sur le contentieux  né de la décision (tardive) de l'assemblée départementale, de ne plus acquitter les frais de transport scolaire des écoliers de maternelle (883 000 € pour un millier d'élèves). "Je veux dissiper les inquiétudes, notamment auprès de la quarantaine de communes qui ont à acquitter des sommes importantes, qu'elles n'avaient pas budgétées. Je comprends leur mécontentement, je ne serai pas celui qui va leur mettre le couteau sous la gorge. Avec le concours de l'association des maires, nous allons créer une commission non pas pour enterrer ce dossier, mais pour étudier des solutions au cas par cas. Il n'en demeure pas moins vrai qu'au-delà de cet arrangement amiable, la question se posera l'an prochain. Il faudra bien que nous adoptions un principe définitif et que nous nous y tenions", a affirmé le président de l'exécutif départemental. Rappelons que la facture sera également présenté au conseil régional pour ce qui concerne le transport des lycéens.

Malgré la disette qui se traduit par un budget départemental contraint (20 M€ d'économie et 20 M€ de report), ainsi qu'une réduction, en 2014 et 2015, de 1,25 % des dotations de l'Etat, le conseil général a alloué cette année aux communes, 23 M€ au titre du fonds d'équipement, 9 M€ pour la lutte contre les inondations, 13,5 M€ en faveur de l'électrification et de l'assainissement, 800 000 € au bénéfice du haut débit, 670 000 € en faveur de la téléphonie mobile...

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