Dans un dossier de trois pages Fabien Gabillon, conseiller Municipal PS de la maire d'Alès qui dit avoir rencontré les représentants du personnel de l'entreprise Call Expert en grève à St Christol les Alès et les syndicats, s'interroge de la volonté réelle de la direction sur ce dossier. Il soutient d'une part "la nécessité d'une médiation" et d'autre part la nécessité de "tout faire pour conserver l'outil de travail même si Call expert veut partir".
L'élu, tout en donnant des chiffres sur les aides publiques déjà investies dans cette entreprise, s'interroge en effet sur la situation sociale de cette entreprise où le taux d’absentéisme atteint les 34%. "Les situations qui m’ont été décrites m’ont paru tellement absurdes et ubuesques, que l’on peut penser que la dégradation des conditions de travail qui entraine un absentéisme massif est volontaire, dans le but de trouver un prétexte pour faire partir les salariés et en embaucher d’autres avec exonérations de charges ou dans le but pur et simple de fermer boutique après avoir récolté les différentes aides possibles" commente l'élu.
Il suspecte la promptitude avec laquelle la direction a bloqué l'outil de travail, dès le départ de la grève, sans avoir cherché à faire travailler les non grévistes. "Avec tous les éléments que je viens d’exposer, il est légitime de se demander si la volonté réelle de la direction n’est pas de plier bagages ?" Il demande la nomination d'un médiateur au titre de l'Agglo (à laquelle il reproche de ne pas s'être impliquée dans le dossier) afin de "trouver une solution de compromis qui permette de sauvegarder l'emploi et faire repartir l'entreprise si telle est la volonté du PDG.
Si la volonté de Call Expert est de partir et de fermer, et que tout cela (la grève, la perte des deux contrats) est un prétexte pour le faire alors je demande que la ou les collectivités qui ont financé l’entreprise exercent une pression, judiciaire s’il le faut, pour le recouvrement des dettes de l’entreprise et des sommes perçues désormais indues et de tout faire pour conserver l’outil de travail et retrouver un repreneur." conclut l'élu qui doute qu'un seule table ronde puise venir à bout du problème après l'échec de la première.(voir ici)