PicasaPicasaQuelle sera la plus belle corrida ? Celle à venir. Les aficionados qui ont quitté les arènes de Beaucaire samedi soir, un rien déçus par la prestation des épais toros du Curé de Valverde, mais avec cette espérance sur les lèvres ont eu le nez creux. Et ont surtout bien fait de revenir ce dimanche, deux fois plus nombreux que la veille (soit deux bons tiers d'arène), pour la course des toros d'El Torero. Avec, au cartel, le cyclone de Jerez Juan José Padilla, Javier Conde qui venait de passer quelques jours chez son ami le ganadero Couturier à Saint-Martin-de-Crau et le salamantin El Capea.
Avec des toros d'origine Domecq pour la plupart très intéressants, dociles, mobiles et offrant somme toute du jeu dès lors que les maestros se contentèrent de les envoyer pour une seule rencontre avec le cheval, la course a tenu ses promesses. Et même au-delà. Avec, en prime, six oreilles distribuées par la présidence et une sortie à hombros pour les trois maestros et le mayoral de l'élevage, crédité d'un toro de vuelta pour la qualité du lot présenté à Beaucaire, même s'il convenait de ne pas trop le châtier.
PicasaPicasaOn ajoutera pour faire bonne mesure que le premier exemplaire de Javier Conde s'est brisé une corne dans la talanquera et n'a donc pu être combattu. On n'omettra pas non plus de souligner que sur son premier toro, l'élégant El Capea avait preuve d'une telle sérénité et d'une telle assurance qu'il aurait vraisemblablement garni son escarcelle de deux oreilles supplémentaires, s'il n'avait conclu sa confrontation avec une épée calamiteuse. Il s'est largement rattrapé sur son second avec une faena appliquée, sincère et variée qui a enlevé les faveurs du public. Et l'a envoyé rejoindre ses deux compagnons de cartel pour sortir par la grande porte des arènes Laurent.
PicasaPicasaAutre grand moment avec la faena toute en lenteur, inspiration et délicatesse de Javier Conde, dans un grand jour sur le sable beaucairois, face à un adversaire noble et coopératif semblant taillé sur mesure. Enfin, que dire de Juan José Padilla qui a coupé une oreille à chacun de ses deux adversaires, sinon qu'il fut comme à son habitude excellent et ô combien spectaculaire aux banderilles, avant de distiller, avec engagement et détermination, deux faenas de belle facture.
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