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Désigné comme l'adversaire à abattre au second tour des municipales de Bagnols-sur-Cèze par le trio Serge Rouquairol (UMP), Christian Roux (dissident de gauche), Jean-Claude Jacquelin (sans étiquette), qui s'est uni lundi soir, Jean-Christian Rey (PS) a vu sa marge de manœuvre se réduire. Arrivé en tête au premier tour avec 33% des suffrages exprimés, il pourrait se faire passer devant par le trio nommé ci-dessus, qui au jeu des calculs, totalise près de 37% des voix au premier tour. Un risque qu'il ne craint pas. " Quand on fait de la politique, on n'a pas peur du résultat. J'ai mes propres idées et mes valeurs. "
" Des hommes politiques prêts à tout pour se placer "
Le maire sortant a été " interpellé " par cette alliance dévoilée par ses adversaires. " Quand on est tête de liste, on doit être exemplaire. Ils sont libres de s'allier mais ils ont oubliés de respecter la parole donnée aux électeurs. C'est dangereux pour la démocratie. " Jean-Christian Rey va même plus loin. Pour lui pas de doute, cela fait le jeu du Front National, arrivé deuxième avec 24% des voix dimanche dernier. " Quand les électeurs voient que les hommes politiques sont prêt à tout pour se placer, cela renforce évidemment le FN ".
Il a bien tenté d'appeler Christian Roux lundi soir, mais le mal était fait. Il en appelle donc aux électeurs qui seraient déçus d'une telle alliance à le rejoindre. " J'invite tous les électeurs qui ont voté pour moi à renforcer cette confiance. Je dis aussi à ceux qui sont déçus que nous avons un programme, des idées sérieuses et financées et que nous ne sommes pas seulement dans l'opposition. " Aujourd'hui, il assure que beaucoup ne comprennent pas cette alliance. " Je reçois des sms d'encouragement par dizaines, certains ne comprennent pas et sont choqués. Nous, nous ne faisons pas un combat en sous-marin. " Verdict dimanche soir.
jeanmarie.cornuaille@objectifgard.com