Vendredi matin, à la barre du tribunal correctionnel d’Alès, Philippe, 54 ans, « ne comprend pas » ce qui lui est arrivé dans la nuit du 19 novembre dernier.
L’explication est peut-être tout simplement à chercher dans son comportement : ce soir-là, invité à un anniversaire, le quinquagénaire s’enfile une bouteille de whisky, associée à un médicament puissant. Il prend ensuite le volant, aux environs de cinq heures du matin, avant de percuter un autre véhicule à Bez-et-Esparon. Dépêchés sur place, les gendarmes découvrent un homme qui tient des propos incohérents et se montre très vite agressif. Insultes, coups de pied et de poing, morsures : Philippe est surexcité. Il va même jusqu’à briser la vitre du véhicule des gendarmes à coups de tête !
Quand la présidente de l’audience, Annabelle Ledrapier, lui demande des explications, Philippe évoque immédiatement des problèmes de santé :
- Je fais de l’apnée du sommeil. J’avais un traitement lourd que je n'aurais pas dû prendre ce soir-là. Je savais bien qu’il ne fallait pas que j’avale ce médicament mais je l’ai confondu avec du Doliprane…
Quant aux coups portés sur les gendarmes, le prévenu a un trou de mémoire. Il éclate en sanglots :
- Les gendarmes, c’est des gens que je respecte. Je regrette ce que j’ai fait. Je croyais que c’était un cauchemar !
Le mauvais rêve de Philippe s’est terminé par une condamnation à trois mois de prison avec sursis, une suspension de permis pendant six mois et une amende de 200€. Il lui faudra beaucoup de Doliprane pour oublier cette sale nuit...