Publié il y a 1 h - Mise à jour le 25.10.2026 - Olivier Lemierre - 2 min  - vu 63 fois

ARLES Collectif Stop THT : "On joue le jeu de l’enquête publique"

Le collectif Stop THT veut jouer le jeu de l'enquête publique.

- O.L.

L’enquête publique relative au projet de ligne aérienne 400 000 volts entre Jonquières-Saint-Vincent et Fos-sur-Mer commencera le 9 novembre. Le collectif Stop THT 13/30 s’est réuni à Arles. Il a décidé de jouer le jeu, de faire confiance à l’objectivité des cinq commissaires enquêteurs. Il appelle la population à faire entendre massivement son opposition.

Le 19 septembre dernier, au Théâtre antique d’Arles, 2 500 personnes, dont 140 élus, étaient rassemblées pour dire non au projet de ligne aérienne 400 000 volts entre Jonquières-Saint-Vincent dans le Gard et Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône. Un projet contesté massivement depuis trois ans par les élus, les associations environnementales, les agriculteurs, les professionnels du tourisme de ce territoire à la fois exceptionnel et fragile de la Terre d’Argence, de la Crau et de la Camargue.

Mais l’État a choisi de passer outre en autorisant, le 13 octobre, l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet. Elle doit commencer le 9 novembre et se poursuivre durant un mois. Le collectif Stop-THT 13/30 représentant 37 associations et des milliers de personnes, a mis un peu de temps à réagir. Réuni ce 23 octobre à Arles, il a défini sa stratégie. "Nous considérons que les cinq commissaires enquêteurs désignés arrivent de façon neutre. Nous allons jouer le jeu, leur expliquer ce que nous disons depuis trois ans. Nous partageons les ambitions de l'État de décarboner et de réindustrialiser la zone de Fos, d’y créer des emplois. Nous avons un seul point de désaccord, mais il est essentiel et incontournable : c’est le choix de RTE de créer une ligne aérienne", résume Jean-Laurent Lucchesi, porte-parole du collectif. "Il y a des alternatives, comme une ligne enterrée. Nous l'avons proposée, et nous allons réexpliquer sa faisabilité technique, sa viabilité économique, comme nous l’avons fait au Théâtre antique".

Mobilisation générale

Pendant la durée de l’enquête publique, le collectif va une nouvelle fois mobiliser les citoyens, organiser des réunions publiques dans toutes les communes, et élargir la communication sur ce sujet au niveau national et européen. En revanche aucune action de pression, de démonstration, de contestation violente n’est prévue. "On va rester dans le cadre de la loi", poursuit Jean-Laurent Lucchesi. "Il faut que les commissaires enquêteurs puissent se construire un avis objectif, et conclure, comme nous le disons depuis toujours, que ce projet n'est pas le bon. Nous songeons en revanche à solliciter des personnalités qui habitent le territoire pour former un comité de soutien. D’un point de vue juridique, nous allons agir en commun avec les avocats du collectif, de l’ACCM, du Parc de Camargue, des agriculteurs du 30, des riziculteurs…" Tout sera fait durant un mois, et peut-être quinze jours de plus, si les commissaires enquêteurs le jugent nécessaire, pour que l’opposition à la ligne aérienne soit massive. Il existe un front commun face à ce projet qu'on veut nous imposer au plus haut sommet de l’État "et qui est totalement rejeté par la base, toutes tendances politiques confondues", conclut le porte-parole du collectif.

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