Le maire de Bagnols et président de l’agglo du Gard Rhodanien Jean-Christian Rey était à Paris mardi pour rencontrer à son initiative des conseillers ministériels du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l’Economie Emmanuel Macron.
L’élu voulait avoir « de plus amples informations sur l’avenir du groupe et singulièrement de ses sites de Marcoule et du Tricastin. » Jean-Christian Rey indique que pour lui, « Il convenait de rappeler au nom des élus, des salariés et des habitants de notre Gard rhodanien, l'importance capitale pour nous de la filière nucléaire et d’insister sur notre détermination à nous tenir aux côtés des entreprises comme de leurs salariés, dans ce moment difficile. »
Le président de l’agglo précise qu’il a « insisté sur le fait que, si tout le monde convient que des efforts sont nécessaires, ils devront être consentis au terme d'un processus de concertation associant toutes les parties prenantes au dossier. Nous n'accepterons pas que le Gard rhodanien puisse être la victime collatérale d'erreurs de gestion et de mauvais choix industriels. »
Et Jean-Christian Rey note que ses interlocuteurs ont rappelé les engagements du Président de la République, à savoir que « l'Etat contribuera, notamment financièrement, à pérenniser l’entreprise, dont les difficultés financières et les besoins de recapitalisation sont critiques », que « le Gouvernement ne transigera pas avec la sécurité de nos installations, comme avec celle des salariés et des habitants », que « le rapprochement avec un partenaire historique comme EDF leur semble d'autant plus nécessaire que si la filière reste promise à un bel avenir industriel, il convient au préalable de mieux préciser les rôles respectifs des différents acteurs du secteur et de restaurer pour AREVA sa compétitivité » et que « cette restructuration se fera sans licenciements secs, mais il est à craindre que les conséquences pour les salariés soient loin d'être négligeables (conditions de travail, rémunération, mobilité ...) ».
Les interlocuteurs de l’élu bagnolais lui ont en outre affirmé « qu'à ce stade, les arbitrages n'étaient pas effectués et que l'accord de méthode, de même que la restructuration industrielle qui s'engage, ne déboucheraient pas avant l'automne sur des décisions concrètes. »
Et le maire de Bagnols de conclure que « nous serons des interlocuteurs constructifs du groupe AREVA, comme du Gouvernement, mais nous ne nous contenterons pas de discours. Il faudra des actes et des gestes forts pour rassurer les sous-traitants, les salariés et plus largement nos concitoyens. »