Ingrid Bazin, enseignante-chercheuse au Laboratoire de génie de l'environnement industriel de l’École des Mines d'Alès, a gagné le concours de projets “Chercheur(se) d’Avenir 2013" organisé par le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon.
Ingrid obtient ainsi une subvention de 40 000 euros pour développer son projet de bio-capteurs innovants pour la détection de polluants dans l’eau. L’objectif de ce projet est de mettre au point une méthode moins chère que celles utilisées actuellement pour détecter l’herbicide le plus vendu au monde, le glyphosate et son métabolite que l'on trouve de plus en plus dans l'eau.
Pour ce faire, il faut en premier lieu développer un élément biologique pouvant « capter » ces pesticides pour ensuite les détecter. Habituellement, l’élément biologique utilisé est l’anticorps mais dans le cas présent, les molécules recherchées sont de très petites tailles donc non immunogènes. Les peptides, éléments chimiques de la famille des protéines, sont en passe dans ce cas précis de pouvoir remplacer les anticorps. De plus, ces molécules sont plus faciles et moins chères à produire sans avoir besoins de cellules ou d’animaux. Une fois le peptide développé, l’étape suivante consistera à mettre au point un test rapide utilisable sur le terrain.