A l'occasion de la présentation de la semaine de l'industrie qui se déroulera à Alès du 18 au 24 mars (voir le programme) tous les acteurs économiques du bassin alésien ont rappelé à la fois l'importance stratégique de l'industrie et l'exemplarité d'une action dans laquelle "tous les partenaires locaux tirent dans le même sens".
Pour le directeur de l'Ecole des Mines, Bruno Goubet, "S'il n'y a pas d'industrie, il n'y a pas de services et donc pas d'emploi. Pour lui , "L'industrie crée la valeur, elle crée la richesse et fait vivre le territoire. Il est donc urgent de la revaloriser aux yeux du public. Notre école a un rôle fondamental à jouer dans l'attractivité des métiers de l'industrie." Pascal Robert, directeur de la CCI confirme l'importance de ce secteur en rappelant que : "20% de l'économie du bassin repose directement sur les services de l'industrie". "Les derniers chiffres du taux de chômage (16,2% au 3ième trimestre 2012) sont certes mauvais" ajoute le sous-préfet, Christophe Marx, "mais on sait que ce n'est pas dans l'industrie que cette érosion se fait, mais plutôt dans le BTP, le commerce, l'artisanat..." les arguments se multiplient et on l'a compris il y a unanimité à défendre l'industrie. La particularité du bassin alésien repose justement sur cette conviction commune qui se traduit également par des actions communes. "Le comité d'agglomération marche à l'unanimité sur ce point" explique Max Roustan, son président. "Ainsi nous avons pu mettre en place des actions rapides. Là où dans le contexte actuel un projet peut prendre 10 ans, nous avons ramené des entreprises sur le site de Richard Ducros en deux ans." Et le sous-préfet d'abonder dans ce sens : "Certes l'Etat participe directement à ces actions, avec la prime d'aménagement du territoire ou encore des aides directes, mais ce qui est encore plus important c'est que nous mettons de l'huile dans toutes les procédures afin d'atteindre intelligemment nos objectifs". Un accompagnement et une efficacité dont témoigne d'ailleurs Laurent Condomines pour le site SNR de Croupillac. "En février 2012 nous avons fait état d'un problème de bâtiments, nous entrons partiellement dans nos locaux aujourd'hui et nous serons en production sur le site en juillet. Nous n'aurions jamais pu faire cela seuls."
Et des solutions pour l'industrie, il en reste, selon les acteurs présents. Comme le développement de la filière de l'apprentissage qui correspond à une demandes des entreprises sur le secteur, ou encore "rapprocher Alès du Gard Rhodanien" et favoriser les relations entre ces entreprises complémentaires selon l'UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie). "On a déjà réalisé 15 millions de chiffre d'affaires supplémentaires en trois ans grâce à des nouveau débouchés dans l'industrie nucléaire en groupant les compétences d'un quinzaine d'entreprises" commente Pascal Robert. Il s'agit également de tout organiser "afin de limiter les fuites de la sous-traitance hors du bassin" ajoute encore Max Roustan... L'industrie n'a pas fini de mobiliser les services ! En attendant elle va bénéficier d'un "coup de projecteur" en direction du public tout au long de cette semaine. Nous y reviendrons.
Raphaël MOTTE
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