Ils ont joué à cache-cache avec les nuages tout au long de cette "Semaine cévenole" et finalement dimanche soir il semblait bien que les camisards avaient encore gagné la partie.
Avec la programmation de cette semaine d'animation en période de vacances scolaires Alès a su créer l'événement et mobiliser fortement la population. Déjà importante tout au long de la semaine et de la journée du samedi, la foule s'est déplacée en masse dimanche, tous âges confondus pour cette manifestation qui s'inscrit comme un des grands rendez-vous de la capitale cévenole. Parmi les plus, il faut noter l'installation du campement militaire derrière le Fort Vauban. Avec les artisans installés dans le jardin du Bosquet, le Fort Vauban qui a aussi connu son heure de gloire (il a fallu refuser des visiteurs !) est devenu une sorte de poumon champêtre de la manifestation. La présence des soldats, des chevaux, des armes mais aussi de la ferme des animaux et des animations pour les enfants, tout cela sans sortir le porte monnaie (les échoppes et les boutiques étaient reléguées sur la place de la mairie, sous chapiteau, et dans la rue Albert 1er) ont agi comme un aimant sur les badauds. Parmi les moins, un second défilé dimanche sous la grisaille et un public peu convaincu par la mise en scène du spectacle place des Martyrs samedi, et juste un peu plus "chaud" pour la seconde édition dimanche à 16h00, il faut le dire sous un soleil inespéré. S'il y a indubitablement un attrait pour la fête médiévale en Cévennes, ce qu'Alès à su mettre à profit, il semble bien que le public de la rue demandait plus à voir qu'à savoir, paradoxe, alors même que les lieux d'expositions étaient aussi largement visités et que les conférences et manifestations de la semaine avaient "fait le plein". La rançon du succès se trouve sans doute dans le dosage entre la fête, la pédagogie et le spectacle selon les horaires et les lieux. Une leçon à méditer pour l'an prochain.
Raphaël MOTTE
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