L'ère du tout plastique est révolue. Peu à peu les commerçants alésiens reviennent à l'emballage papier pour leurs clients. La mode bio et le développement des surfaces de ventes de produits biologiques (gros consommateurs d'emballages supplémentaires pour des produits souvent vendus en vrac à la base) ne sont pas étrangers à cela. mais il y a plus : La tendance s'inverse, le papier est "chic", le plastique est "cheap".
Avant de s'installer à Alès , Bd Talabot et à Montpellier, la Sarl Cocébal était implantée à Anduze. L'activité principale du "Comptoir Cévenol d'Emballage" consistait alors à fournir des papiers alimentaires personnalisés sur les marchés puis pour les boutiques. Au fil du temps l'entreprise va se développer en se diversifiant et aujourd'hui Nathanaël Issarte, qui a repris la suite de son père, propose également toute une gamme de vaisselle jetable et des cartons de déménagement. "Nous nous adaptons à l'évolution des habitudes" explique t-il. "Pour les emballages de déménagement par exemple, la demande est sans doute née du fait que de plus en plus de personnes louent des véhicules et déménagent sans l'aide de professionnels. Les cartons de récupération deviennent rares. Idem pour la vaisselle jetable, pour l'instant elle est encore majoritairement en plastique mais les produits en bois et en fibre font leur apparition."
Dans un contexte de crise, on pourrait croire que cette activité, tout au bout de la chaine de vente, soit l'une des premières à souffrir. Mais Nathanaël Issarte reste confiant : "Certes parfois les délais de paiement des clients s'allongent un peu , mais il est très rare qu'un commerçant renonce à l'emballage qui, bien que gratuit pour le client, constitue bien souvent à la fois, sa carte de visite, sa publicité et sa seule communication tout en contribuant à la qualité de sa relation avcc la clientèle."
A Alès, et dans la région, les commerçants plébiscitent le papier. "L'augmentation des volumes contrebalance juste l'augmentation de nos charges et la concurrence sur notre secteur est rude" explique Nathanaël Issarte. "Néanmoins je travaille aujourd'hui, sur la provenance des produits et l'origine de la sous traitance. D'abord parce que cette démarche éthique me rend plus heureux et aussi parce que je crois que cela aura un sens, même sur un plan purement commercial, à l'avenir."
www.cocebal.com
Raphaël MOTTE
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