Devant le monument aux morts, Aigues-Mortes a tenu sa cérémonie d'hommage aux victimes de Trèbes jeudi 29 mars au soir.
La cérémonie a eu lieu en présence des associations d'anciens combattants, des diverses forces de l'ordre et d'un public de plus d'une centaine de personnes. Des citoyens toujours émus et recueillis. Diverses prises de parole ont eu lieu, notamment en fil rouge, celle du maire, Pierre Mauméjean, qui fut dans une autre vie, officier de police nationale.
Claude Laurie et Alain Baillieu, les deux conseillers municipaux à la sécurité et réglementation, médiation municipale et affaires militaires se sont succédé au micro. Alain Baillieu, a détaillé les états de service du colonel Arnaud Beltrame. Comme à l'habitude, il régnait pendant cette cérémonie une tristesse diffuse et une solennité respectueuse décidément partagées par tous les citoyens.
Dans son discours, le maire, Pierre Mauméjean, a évidemment loué le courage et l'exemplarité du Colonel devenu héros national, qui a fait "don de sa personne". Il a comparé l'esprit de Résistance national contre la barbarie nazie à celui qu'il fallait montrer face à l'état Islamique.
Les élus aigues-mortais étaient présents, de même au premier rang et lors du dépôt de gerbe, les enfants et adolescents du conseil municipal jeunes (qui comprend 23 membres, écoliers et collégiens, de 9 à 16 ans). Un peu impressionnés par la cérémonie émouvante, les jeunes ont eu l'occasion au fil de la semaine d'évoquer l'attentat de Trèbes à l'école et au lycée en discutant avec leurs enseignants et leurs familles. "Il a sauvé quelqu'un, c'est très courageux", commente Loane,10 ans. Pour Ilian, 12 ans, "le sacrifice qu'il a fait, c'est très honorable."
Le maire a terminé son allocution en annonçant que bientôt un bâtiment public aigues-mortais prendra le nom du Colonel Arnaud-Beltrame. La question sera soumise à l'ordre du jour du prochain conseil municipal. Renseignements pris il s'agira sans doute, sur proposition de M. Mauméjean, de l'espace Enfance-jeunesse du boulevard Gambetta.
F. G.