Publié il y a 1 h - Mise à jour le 15.09.2026 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 63 fois

EXPRESSO Le syndicat CGT cherche à s’implanter à Nîmes Métropole

Nîmes métropole (Photo Anthony Maurin).

Le syndicat, qui n’a pas d’élus au CST (commission sociale territoriale), serait en train de préparer une liste pour les élections professionnelles de décembre. Une arrivée suite à la victoire de la gauche aux municipales.

L’heure de l’alternance (syndicale) a-t-elle sonné à l’Agglo ? À l’approche des élections professionnelles de décembre, les syndicats entrent en campagne. À Nîmes Métropole, « dans ce milieu feutré, où plus de deux tiers des agents sont de catégorie A et B », relève un élu communautaire, « la CGT est inexistante ». Ce qui n’est pas le cas à la ville de Nîmes. Aujourd’hui, l’organisation la plus représentative à l’Agglo est FA-FPT (Fédération autonome de la fonction publique territoriale) qui détient 4 des 5 sièges au CST (Comité social territorial). L’instance de dialogue social réunissant élus, services et représentants du personnel. Son représentant : Ali Moulkhaloua.

L'Agglo, collectivité « feutrée » ?

La semaine dernière, lors d’une réunion de travail à l’Agglo sur la politique de promotion des agents, l’exécutif a invité le syndicat CGT à participer à la réunion. « Une liste CGT se préparait pour les élections. C’était normal de les inviter à participer pour qu’ils soient au courant de la gestion des ressources humaines », défend l’une de nos sources. Une initiative peu appréciée par FA-FPT : « Ils ne sont pas élus… Ce n’est pas normal ! » L’arrivée de la CGT a-t-elle été facilitée par la victoire de Vincent Bouget, maire communiste de Nîmes et président de Nîmes métropole ? Un syndicat et un parti qui, régulièrement, battent le pavé dans la rue : 1ᵉʳ mai, grève contre la réforme des retraites… Un élu communiste avance, soucieux de nuancer : « Avant, sous la gestion de la droite, les gens avaient peur de se syndiquer à la CGT. »

Au sein du nouvel exécutif, cette arrivée est perçue de manière positive : « Il faut être pour la pluralité, l’émergence et le débat d’idées… Tous les syndicats devraient venir ! La concurrence est toujours bonne. » Seulement, certains ne prédisent pas grand succès à l’organisation syndicale : « Ça risque d’être difficile pour la CGT. Il y a beaucoup de cadres à Nîmes Métropole… D’ailleurs, quand il y a des grèves, très peu d’agents de l’Agglo suivent le mouvement. Ce n’est pas toujours bien vu par les chefs. » Quid des propositions ? Le syndicat FA-FPT, qui a récemment réclamé une prime carburant à Vincent Bouget, dresse un premier bilan de ses actions : « mise en place du télétravail facilité par la crise sanitaire, une hausse de la prise en charge des mutuelles sous Franck Proust… »

Élections du 3 au 10 décembre

À l’Agglo, une source est dubitative : « Le problème, c’est quand une équipe est là depuis longtemps, tu ne sais plus si elle défend uniquement les intérêts des employés ou ceux qui coïncident avec les siens. » À Nîmes Métropole, la campagne est lancée. Les listes doivent être déposées avant le 19 octobre. Le scrutin aura lieu du 3 au 10 décembre, uniquement par internet.

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