Publié il y a 17 h - Mise à jour le 13.09.2026 - La rédaction - 16 min  - vu 1758 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

L’avenir de l’UTS dans les arènes en question, un jumelage avec une ville palestinienne à l’étude, le Festival de Nîmes bientôt remis en concurrence et des tensions autour de Nîmes Olympique… 

La partie d’échecs commence. Il y a un collectif de gauche puissant dans notre département du Gard. Alors que tout le monde a les yeux rivés sur l’extrême droite, la gauche unie, sans les Insoumis, est en train de faire une nouvelle démonstration de sa capacité de mobilisation. Après les municipales victorieuses à Nîmes, les sénatoriales qui se jouent actuellement en sont la parfaite illustration. Pourtant, tout avait mal commencé. Avec les tergiversations de la tête de liste, le sénateur sortant socialiste Denis Bouad, pas franchement animé au départ par une folle envie de repartir pour un tour au Palais du Luxembourg. Il y a eu ensuite ce vote au sein du Parti socialiste qui a semé le trouble, avec le patron des pompiers Alexandre Pissas sorti gagnant. Puis, enfin, la candidature dissidente de Carole Bergeri, qui s’y voit depuis 2020. Avec un RN fort, une droite incarnée par le sénateur sortant Laurent Burgoa, travailleur de terrain, qui en a profité pour se débarrasser, pas toujours avec la manière, de sa collègue Vivette Lopez, les planètes n’étaient pas forcément alignées. Et pourtant ! Face à l’adversité, le pouvoir départemental et régional s’est engagé dans la bataille. Françoise Laurent-Perrigot, la présidente du département du Gard, a personnellement mouillé la chemise. Carole Delga et ses équipes se sont activées pour remettre de l’ordre dans la famille socialiste. Les différentes forces de gauche ont suivi. Tout comme plusieurs des maires qui comptent aujourd’hui dans le Gard : Rémi Nicolas à Marguerittes, Olivier Gaillard à Sauve ou encore Nathalie Nury à Roquemaure. Porté aussi par la victoire de Vincent Bouget et Amal Couvreur à Nîmes, Denis Bouad peut se targuer d’avoir une énergie incroyable à son service. Coups de fil, rendez-vous avec les maires, réunions dans les territoires : l’engagement est total. Et le sénateur sortant peut se satisfaire d’être aujourd’hui le bienvenu un peu partout dans le Gard. Malgré les critiques récurrentes, ces six dernières années, sur sa présence à géométrie variable sur le terrain. En réalité, ce qui se joue en filigrane, c’est l’arrivée possible au Sénat de Sylvie Josserand. L’ancienne députée européenne, devenue députée, conduit la liste du Rassemblement national. À gauche, le vote utile est donc enclenché. Il s’agit désormais de faire barrage à une dynamique RN qui n’a cessé de progresser et que les dernières municipales ont encore confirmée dans plusieurs territoires. Face à cette stratégie, Carole Bergeri n’a plus que les yeux pour pleurer. Au début de l’été, la candidate dissidente avait le vent en poupe. Elle apparaît aujourd’hui plus isolée que jamais. Avec, pour principal allié, le président du Gard rhodanien, Christophe Serre, déjà confronté à la poussée de l’extrême droite sur son propre territoire. Il lui a donné un coup de main pour boucler sa liste à la dernière minute, avec notamment le maire de Montclus, suppléant de Christophe Serre, mais aussi des militants de Place publique. Le parti de Raphaël Glucksmann qui fait désormais savoir partout qu’il ne soutient pas cette candidature dissidente. Pourquoi autant d’énergie à le préciser ? Parce qu’une nuit des longs couteaux se prépare si, d’aventure, la communiste Cathy Chaulet, vice-présidente du département du Gard, n’était pas élue. Ses amis demanderont des comptes. Et les noms de Carole Bergeri et Christophe Serre seront évidemment au centre des discussions. La dernière fois, la gauche s’était contentée d’un seul sénateur parce que la droite républicaine avait remporté la bataille. Cette fois, personne ne voudra accepter qu’un siège supplémentaire échappe à la gauche au profit du Rassemblement national. Et c’est peut-être là que ces sénatoriales deviennent beaucoup plus intéressantes qu’un simple scrutin de grands électeurs. Car derrière la bataille du Sénat se joue déjà celle d’après : les élections départementales dans un peu plus d’un an. Et chacun, à gauche, saura alors qui était avec qui. Et surtout, qui a fait perdre qui.

Un revers pour l'UTS 2027 ? Le chef d’entreprise Vincent Bastide a rencontré le maire de Nîmes dans ses locaux de Caissargues il y a quelques semaines. Un rendez-vous qui a tourné autour de la prochaine édition du tournoi de tennis UTS. Face aux difficultés de son groupe, Bastide Médical n’a plus la capacité de financer à la même hauteur la compétition internationale dans les arènes. Alors que depuis deux ans, la ville de Nîmes mettait déjà la main au porte-monnaie, l’objectif est de lui demander au moins le double de la somme. Un montant qui fait grincer des dents en interne : « Pendant la campagne des municipales, M. Bastide et M. Balmelle roulaient pour nos concurrents, et pas forcément ceux auxquels on pense, et aujourd’hui, il faudrait les mettre à l’honneur ? Ce n’est pas possible. On parle d’une somme de 500 000 euros quand même. On a autre chose à faire pour les Nîmois », balance un adjoint en vue. Renseignements pris, trois scénarios sont sur la table : une édition 2027 dans une autre ville de France, le report du tournoi en 2028 ou l’entrée de nouveaux partenaires nationaux. « On discute, rien n’est acté à ce stade, mais on fera connaître notre position rapidement », explique-t-on dans l’entourage du maire de Nîmes. Ce qui fait hésiter l’état-major de Bouget, ce sont les retombées économiques de cet événement pour le commerce nîmois. « Le maire ne veut pas laisser penser que l’on sanctionne Vincent Bastide pour ses accointances politiques. Il veut décider dans l’intérêt de son projet. Il y a tant à faire… »

Un jumelage palestinien dans les cartons ? C’est une réflexion qui pourrait rapidement prendre une dimension très politique. Selon nos informations, la nouvelle majorité municipale réfléchit à la possibilité de nouer un jumelage entre Nîmes et une ville palestinienne de Cisjordanie. À ce stade, aucune commune n’aurait encore été définitivement choisie et le projet reste à construire. La démarche serait d’autant plus symbolique que Nîmes est déjà jumelée depuis 1986 avec Rishon LeZion, en Israël. Un jumelage conclu sous le mandat de Jean Bousquet, alors maire de Nîmes. Il ne serait toutefois pas question, à ce stade, de remettre en cause cette relation historique. L’idée serait plutôt de faire coexister un jumelage israélien et un jumelage palestinien, avec en toile de fond un message de dialogue et de paix. Nîmes ne serait d’ailleurs pas une exception. Plusieurs collectivités françaises entretiennent déjà des partenariats avec des collectivités palestiniennes de Cisjordanie, notamment Jénine, Qalqilya ou Tulkarem. Le ministère des Affaires étrangères recense une centaine de collectivités françaises engagées dans des actions de coopération avec des collectivités palestiniennes. Le dossier devrait notamment passer par Nicolas Cadène, conseiller municipal de la majorité délégué à la Coopération internationale et aux Jumelages. Reste maintenant à connaître la ville palestinienne qui pourrait être retenue et la forme exacte que prendra cette initiative. Un sujet forcément sensible, mais dont la majorité pourrait justement faire un symbole.

Julien Devèze, la nouvelle tête ? Pendant que Julien Plantier est à Avignon, Franck Proust à l’Europe, Valérie Rouverand aux abonnés absents et le Rassemblement national concentré sur les sénatoriales et la présidentielle, le centriste Julien Devèze occupe l’espace politique et médiatique. Il était au cœur du forum des associations à Nîmes le week-end dernier. De stand en stand, l’ex-protégé d’Yvan Lachaud a tenté de se rappeler au bon souvenir des acteurs associatifs. Il en a profité pour rappeler, sans trop insister, qu’il n’était en rien concerné par la guerre qui s’est jouée au printemps dernier lors des municipales. Il n’est même pas élu aujourd’hui. Repartir d’une feuille blanche est donc le meilleur moyen de construire avec et pas contre. En attendant, sa cible est déjà là : le maire de Nîmes, Vincent Bouget. « “Bonjour Nîmes” : une vision limitée et passéiste de la démocratie participative. La Ville a engagé un appel d’offres de 800 000 euros sur quatre ans pour accompagner sa stratégie de concertation. Une telle somme doit permettre d’aller beaucoup plus loin qu’une succession de consultations : la démocratie participative ne doit pas devenir le grand catalogue de Noël de l’action municipale ; elle doit être un exercice collectif de responsabilité », explique le centriste. Il a déjà une contre-proposition à faire : « Des “cahiers d’orientations” afin de déterminer ce qui est réellement essentiel, ce que nous sommes prêts collectivement à y consacrer et, le cas échéant, à quoi nous acceptons de renoncer pour le financer. » À force d’occuper le terrain pendant que les autres regardent ailleurs, Julien Devèze est peut-être en train de se fabriquer une place qu’on ne lui promettait pas encore il y a quelques mois.

Après les 30 ans, le Festival de Nîmes remis en concurrence. L’année 2027 aura forcément une saveur particulière pour Adam Concerts. Le Festival de Nîmes, né en 1997, célébrera ses 30 ans dans les arènes. Une édition anniversaire qui devrait être particulièrement soignée après un millésime 2026 déjà historique : près de 270 000 spectateurs et quinze soirées à guichets fermés. Mais une autre échéance se profile. Selon nos informations, le contrat d’Adam Concerts avec la Ville arrivera bien à son terme fin 2027 et fera l’objet d’une nouvelle mise en concurrence. Pas question donc, pour la nouvelle majorité municipale, d’une prolongation discrète du contrat actuel. L’enjeu est considérable pour Adam Concerts puisque, toujours selon nos informations, Nîmes constitue son plus gros contrat. La société marseillaise aura toutefois de sérieux arguments à faire valoir. Elle a installé le Festival de Nîmes parmi les grands rendez-vous musicaux de l’été et vient de signer une fréquentation record. Cela étant, Adam Concerts devra faire face à d’autres acteurs du spectacle qui regarderont avec beaucoup d’intérêt le dossier nîmois. Après la fête des 30 ans viendra donc l’heure de défendre sa place dans les arènes.

La gauche alésienne n’a pas encore fait la paix. Tous deux absents du conseil municipal d’Alès, socialistes et communistes ne profitent visiblement pas des séances pour prendre des cafés ensemble et faire le point. En effet, le rassemblement n’est pas encore de mise pour les deux organisations, toujours fâchées après les discordes des élections municipales. Dans un courrier interne, auquel a eu accès Objectif Sud, la section alésienne du PS refuse une main tendue par les communistes. Ces derniers avaient convié Basile Imbert et les siens à « une journée festive de lutte contre l’extrême droite avec de nombreuses organisations partenaires venues de la gauche et de l’écologie » ce 26 septembre. Invitation refusée par le parti à la rose, qui accuse les communistes d’avoir « menti dans la presse et sur les réseaux sociaux en affirmant de façon virulente que le retrait des deux listes de gauche (lors de l’entre-deux-tours municipal, NDLR), pourtant acté collectivement, était une décision unilatérale », prise par Basile Imbert. La section socialiste argumente : « Si nous nous reconnaissons évidemment dans cet enjeu essentiel, nous ne pouvons pas faire comme si l’attitude entre les deux tours du candidat communiste et de la direction d’alors n’avait pas de conséquences politiques. » Avant de temporiser : « Si nos luttes nous rassemblent et nous amèneront à travailler ensemble dans les prochaines échéances, nous considérons qu’à Alès, après les mensonges colportés durant l’entre-deux-tours des élections municipales, ce temps n’est pas encore venu. » Pas sûr que les militants et dirigeants respectifs soient partis ensemble en vacances cet été.

Bonjour Nîmes et bonjour les factures. L’opposition RN-UDR a décidé de regarder de très près les premières dépenses de la nouvelle majorité de Vincent Bouget. Dans son viseur : « Bonjour Nîmes », mais aussi le banquet républicain du 13 juillet et l’Expo de Ouf. Ce samedi, Julien Sanchez et le conseiller municipal Titouan Thomas ont officiellement saisi le maire concernant « Bonjour Nîmes ». Ils réclament notamment les décisions, contrats, devis et factures liés aux prestations réalisées par la société parisienne Séquence 25 depuis le début du mandat. Lors du conseil municipal du 4 juillet, la majorité avait indiqué que la première phase de la concertation représentait une dépense globale de 111 000 euros. Mais le RN regarde aussi ailleurs. Selon nos informations, le coût du banquet républicain organisé le 13 juillet serait de l’ordre de 60 000 euros. Pour cette manifestation comme pour l’Expo de Ouf, dont nous ne connaissons pas encore le montant, c’est Le Spot à Nîmes qui a géré la partie artistique. Contactée par Objectif Sud, la ville de Nîmes assure être parfaitement sereine sur ces différents dossiers et affirme avoir « scrupuleusement » respecté les règles des marchés. Dans l’entourage de la majorité, on se montre même beaucoup plus offensif : « Connaissant les méthodes du RN et leur volonté de faire du spectacle sur tout… » Un autre membre de la majorité va encore plus loin et renvoie le RN à ses propres affaires : « C’est l’hôpital qui se fout de la charité », en référence aux condamnations prononcées dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, devenu depuis Rassemblement national. La bataille ne fait probablement que commencer. Le RN veut désormais obtenir les pièces et examiner les conditions dans lesquelles ces prestations ont été attribuées. L’équipe Bouget assure qu’elle jouera la transparence totale. Une assurance qui devrait plutôt plaider en sa faveur. Sauf si cette affaire venait finalement planter la première banderille dans ce projet politique qui se veut innovant après un quart de siècle d’ère Fournier.

Le recours de Yoann Gillet inquiète davantage. Cette délibération avait déjà provoqué de sérieuses tensions lors du conseil communautaire. L’affaire se poursuit désormais devant la justice administrative. Le député Yoann Gillet, par ailleurs responsable départemental du Rassemblement national dans le Gard, a déposé un recours en annulation contre la délibération de Nîmes Métropole relative aux moyens accordés aux groupes politiques, qu’il estime « illégale en plusieurs points ». Précision importante : Yoann Gillet n’est aujourd’hui élu d’opposition ni à la ville de Nîmes ni à Nîmes Métropole. Mais le patron du RN gardois entend manifestement continuer à peser dans la bataille politique locale, y compris sur le terrain juridique. Et cette fois, dans les couloirs de Nîmes Métropole, la sérénité ne serait pas totalement au rendez-vous. Selon nos informations, le recours serait pris au sérieux. Le RN pourrait effectivement obtenir gain de cause sur tout ou partie de ses arguments. Yoann Gillet n’a plus de siège dans les assemblées nîmoises, mais il semble avoir trouvé un autre moyen d’y faire entendre sa voix. Après les urnes, les prétoires. Et si le tribunal lui donnait raison, le patron du RN gardois pourrait s’offrir à peu de frais sa première victoire contre la nouvelle majorité Bouget.

Cyril Juglaret change de poste, mais reste à Nîmes. Contrairement à ce qui pouvait circuler ces derniers jours, Cyril Juglaret ne quitte pas la Ville de Nîmes. En revanche, il change bien de fonctions. Il doit désormais adapter son temps de travail afin de pouvoir exercer pleinement son mandat d’élu à Arles. Et pas n’importe lequel. Depuis la réélection de Patrick de Carolis, Cyril Juglaret est devenu deuxième adjoint au maire, juste derrière la première adjointe Mandy Graillon, avec les délégations à l’attractivité, aux transports et aux mobilités. Il siège également à l’agglomération ACCM, où il est vice-président chargé des transports et des mobilités. Une nouvelle organisation qui l’amène à quitter ses fonctions de directeur à Nîmes. Il devient conseiller technique auprès de la DGA Solidarités et Vie de la Cité. Cyril Juglaret reste donc bien dans l’administration nîmoise, mais avec un poste davantage compatible avec les responsabilités politiques importantes qu’il exerce désormais à Arles.

"Coach" Fustier fait sa compo. À peine arrivé à la ville de Nîmes, Patrick Fustier s’intéresse déjà de très près aux affaires de Nîmes Olympique. Et notamment à la composition des instances de l’Association présidée par Yannick Liron. Selon nos informations, Patrick Fustier est directement intervenu auprès du président de l’Association pour lui faire part de ses réserves concernant l’arrivée de Philippe Gas. Chef d’entreprise, ce dernier est engagé depuis des années, bénévolement, aux côtés de Nîmes Olympique. Un de ceux qui mouillent le maillot sans rien demander en retour, là où d’autres préfèrent commenter, manœuvrer ou régler leurs comptes en coulisses. Patrick Fustier considère pourtant son arrivée comme une « fausse bonne idée », estimant que le dirigeant susciterait une forte opposition chez les supporters. Il suggère même qu’une place soit plutôt accordée à un membre du Collectif de supporters, considérant que cela serait mieux accepté par le public. L’intervention est d’autant plus intéressante lorsqu’on se souvient du rôle joué par Patrick Fustier pendant la campagne des municipales. Engagé aux côtés de Vincent Bouget sur le dossier Nîmes Olympique, il n’avait pas hésité à taper sur Franck Proust et son action. Pourtant, l’ex-président de Nîmes Métropole avait été l’un des principaux artisans du sauvetage politique du club au moment où son avenir était sérieusement menacé. Une offensive qui avait évidemment servi, en pleine campagne, les intérêts du candidat Bouget. Quelques mois plus tard, changement de décor. La nouvelle majorité est aux responsabilités et Patrick Fustier tente désormais de peser directement sur les choix de Yannick Liron. Conseiller un président d’association est une chose. Lui expliquer qu’une nomination pourrait provoquer la colère des supporters et lui suggérer le courant auquel il conviendrait plutôt d’ouvrir la porte en est une autre. D’autant que Philippe Gas a finalement bien intégré le conseil d’administration de l’Association. Pendant la campagne, Patrick Fustier voulait changer les règles du jeu autour de Nîmes Olympique. Maintenant qu’il est aux responsabilités, il semble surtout vouloir choisir ceux qui ont le droit de jouer.

Grand ménage à la CCBTA. Ça bouge sérieusement à la Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence depuis le changement de majorité. Selon nos informations, plusieurs agents ont quitté récemment l’intercommunalité. Et certains ne sont pas allés chercher très loin : quatre agents auraient ainsi rejoint Bellegarde, commune de l’ancien président de la CCBTA, tandis que Manduel aurait également récupéré un agent. Difficile de ne pas mettre cette série de départs en perspective avec l’arrivée du Rassemblement national à la tête de l’intercommunalité. En interne, certains évoquent des méthodes particulièrement musclées du nouveau directeur de cabinet et une reprise en main qui ne serait pas du goût de tout le monde. Du côté du nouvel exécutif, on assume au contraire le changement de méthode. « Il fait son boulot et s’assure que tout le monde est au travail. Ce qui n’était pas le cas avant », nous glisse-t-on. Ambiance… Et le ménage ne serait peut-être pas terminé. Selon nos informations, d’autres décisions importantes devraient intervenir très prochainement. Le nouvel exécutif s’intéresserait notamment au marché de la collecte des ordures ménagères. Insatisfait de la situation actuelle, il souhaiterait remettre le dossier à plat et relancer une mise en concurrence. Après le changement politique, c’est donc désormais l’organisation même de la CCBTA qui semble entrer dans une période de profond bouleversement. Pour le RN, il s’agit de remettre de l’ordre dans la maison. Pour ceux qui partent, la méthode semble manifestement plus difficile à digérer.

L'hommage de Vincent Bouget à Jean-Paul Fournier. Le discours en a surpris plus d’un. Lors de la restitution de « Bonjour Nîmes » cette semaine, Vincent Bouget n’a pas hésité à reconnaître publiquement la qualité de la gestion financière laissée par l’équipe Fournier-Madalle. Une reconnaissance suffisamment rare après une alternance politique pour être soulignée, surtout après 25 ans de majorité Fournier. Les premiers enseignements de l’audit financier engagé par la nouvelle équipe iraient d’ailleurs dans le même sens : les finances de la Ville de Nîmes sont saines. Pas de mauvaise surprise cachée dans les comptes, donc. Mais il y aurait un « mais ». Selon nos informations, la nouvelle majorité aurait parallèlement identifié ce qu’elle qualifie en interne de « dette grise ». Rien à voir avec une dette bancaire dissimulée : il s’agit de l’accumulation de travaux, d’investissements et d’opérations de maintenance qui n’auraient pas été suffisamment réalisés ces dernières années et qu’il faudra désormais financer. Les équipements sportifs seraient particulièrement concernés, mais aussi les écoles et, plus largement, le patrimoine municipal. En clair, les comptes sont bons, mais le rattrapage pourrait coûter cher. Voilà qui ouvre un débat politique plus intéressant qu’un simple procès en mauvaise gestion. Vincent Bouget reconnaît la qualité de l’héritage financier de l’ère Fournier-Madalle, mais son équipe pose désormais une autre question : cette bonne santé des comptes s’est-elle accompagnée d’un investissement insuffisant dans l’entretien et la modernisation du patrimoine nîmois ? Reste maintenant à chiffrer précisément cette fameuse « dette grise ». Car c’est là que se jouera la différence entre un héritage financier que Vincent Bouget reconnaît lui-même comme solide et un héritage patrimonial que sa majorité entend désormais questionner.

Le « troisième tour » des municipales d’Arles s’est joué à Aix. Le troisième tour des municipales d’Arles se jouait cette semaine loin de l’Hôtel de Ville. C’est au centre de gestion à Aix-en-Provence, en présence notamment d’un magistrat du tribunal administratif, que le dossier disciplinaire de deux agents de la collectivité, également en charge de l’ACA, le club de football de la ville, était examiné. L’affaire avait empoisonné la campagne des municipales. En pleine bataille électorale, le scandale autour de l’ACA avait éclaté avec plusieurs procédures et plaintes, dont certaines visant directement le maire Patrick de Carolis. Dans l’intervalle, la Ville avait engagé des procédures disciplinaires contre deux de ses agents impliqués dans le fonctionnement du club. Selon nos informations, la collectivité réclamait leur révocation. Mais la commission de discipline n’a pas suivi cette position. Pour l’un des deux agents, aucune sanction n’aurait finalement été retenue. Pour l’autre, seulement quelques jours de mise à pied auraient été préconisés. On est donc très loin de la révocation souhaitée par la Ville. Cette décision pourrait désormais ouvrir un nouveau chapitre. Les agents peuvent-ils réclamer réparation ou des dommages et intérêts après cette procédure ? Et surtout, quelles conséquences cette séquence aura-t-elle sur les autres procédures en cours ? Car le dossier de l’ACA est loin d’être refermé. Des plaintes pour harcèlement visant Patrick de Carolis ainsi qu’une plainte pour faux et escroquerie au jugement visant la collectivité n’ont, à ce stade, pas encore connu leur aboutissement judiciaire. Il appartiendra donc à la justice de déterminer ce qu’il en est des faits dénoncés. Patrick de Carolis a gagné le premier tour, puis le second en retrouvant son fauteuil de maire. Sur ce drôle de troisième tour qui se jouait à Aix, la Ville réclamait deux expulsions. Au coup de sifflet final, l’un reste sur le terrain et l’autre écope à peine de quelques jours sur le banc. Reste maintenant le quatrième tour : celui de la justice.

Toute la gauche nîmoise médaillée ? C’est confirmé. Selon l’entourage de Vincent Bouget, il y aura bien une remise de médailles à l’occasion de la feria des Vendanges. Une tradition nîmoise qui permet à la Ville de distinguer des personnalités pour leur engagement, leur parcours ou leur contribution au rayonnement de Nîmes, notamment dans les univers de la tauromachie, de la culture ou de la vie locale. La cérémonie n’avait pas eu lieu lors de la dernière feria de Pentecôte, quelques semaines seulement après l’arrivée de la nouvelle majorité à l’Hôtel de Ville. Son retour pour les Vendanges marque donc la volonté de conserver ce rendez-vous traditionnel malgré l’alternance politique. Reste maintenant à connaître les heureux élus. Avant sa défaite aux municipales, l’équipe de Jean-Paul Fournier avait déjà couché plusieurs noms sur une feuille pour les prochaines distinctions. Seront-ils conservés par la nouvelle majorité ou Vincent Bouget et son équipe vont-ils rebattre les cartes ? Et il y en a une qui devrait avoir son mot à dire : Sylvette Fayet. La nouvelle adjointe à la Tauromachie a passé 24 ans dans l’opposition à observer les choix de la majorité Fournier. Cette fois, elle est aux commandes. Après avoir longtemps regardé les autres distribuer les médailles, va-t-elle enfin pouvoir récompenser ses amis ? Une sorte de "Coco"rico local. 

La Coupole accélère. Ça bouge sérieusement du côté de la Coupole de Nîmes. Après les Galeries Lafayette, les propriétaires du centre commercial, le groupe Socri, accélèrent pour renforcer l’attractivité du site. La boutique Søstrene Grene va prochainement y ouvrir ses portes, selon nos informations. Une arrivée loin d’être anodine. Fondée au Danemark en 1973 et toujours dirigée par la famille Grene, l’enseigne s’est progressivement développée à l’international autour de son univers scandinave. Les Nîmois pourront y retrouver tout ce qui fait le succès de la marque : décoration et accessoires pour la maison, cuisine, petit mobilier, loisirs créatifs, papeterie, produits pour les enfants ou encore collections saisonnières. Le concept repose aussi sur un renouvellement régulier des produits et des prix accessibles. Et ce n’est pas terminé. Autre arrivée récente : l’enseigne Paul, avec un projet inédit comprenant un rooftop. Après l’installation des Galeries Lafayette, ces nouvelles ouvertures confirment la volonté de Socri de passer à la vitesse supérieure et de redonner progressivement à la Coupole une place centrale dans le commerce nîmois. Et malgré le changement de majorité municipale, le groupe semble plus que jamais engagé dans l’avenir de ce centre commercial du cœur de ville. Une source proche de Socri nous le confirme d’ailleurs : « Les équipes de Vincent Bouget sont à l’écoute et très concernées par notre projet économique. » À la Coupole, la page politique a tourné. Pas les ambitions.

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Abdel Samari

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