Publié il y a 6 h - Mise à jour le 11.09.2026 - Tony Duret - 2 min  - vu 1358 fois

ÉDITORIAL Vincent Bouget, le « popumaire »

Vincent Bouget lors de la restitution des rencontres "Bonjour Nîmes". Une jeune femme face à lui est venue avec son CV.

Vincent Bouget lors de la restitution des rencontres "Bonjour Nîmes". Une jeune femme face à lui est venue avec son CV.

- Coralie Mollaret

Avec Vincent Bouget, nouveau maire de Nîmes, qui mise depuis des mois sur la démocratie participative, on assiste à des scènes inhabituelles, parfois même franchement surprenantes.

Après 25 ans de règne de Jean-Paul Fournier à la tête de Nîmes, un maire qui appliquait à la lettre la tautologie de l’un de ses mentors, Jacques Chirac - « un chef, c’est fait pour cheffer » -, on entre aujourd’hui dans une nouvelle ère. Avec Vincent Bouget, nouveau maire de Nîmes, qui mise depuis des mois sur la démocratie participative, on assiste à des scènes inhabituelles, parfois même franchement surprenantes. On l’avait déjà écrit dans un précédent éditorial : Vincent Bouget a une qualité indéniable, il passe bien. Et surtout, il écoute les Nîmois. Ces derniers semblent apprécier et le lui rendent bien. Ils étaient près de 1 500, mardi soir au Parnasse, pour assister à la restitution des rencontres « Bonjour Nîmes ». Cela ne saute pas forcément aux yeux, mais il y a plusieurs petits exploits dans cette simple phrase : près de 1 500 personnes réunies à Nîmes pour venir écouter leur maire et son équipe municipale. Et cela, hors période électorale. Depuis quand un élu local n’avait-il pas réussi à déplacer autant de monde ? Et encore : un mardi soir, une semaine après la rentrée scolaire, au moment où les premiers devoirs commencent à tomber. Un soir de pluie, dans une salle non climatisée et sous une chaleur suffocante. Il fallait vraiment avoir envie. Mais le plus surprenant était peut-être ailleurs. Ce soir-là, on a vu des jeunes gens tendre leur CV à leur maire (voir photo). Le geste en dit long sur l’espoir qu’ils placent dans leur nouveau représentant. On a même vu l’un d’entre eux lui demander un autographe ! Et l’on passera sur les selfies. Que l’on adhère ou non à ses mesures - ou à ses mesurettes -, chacun se fera une opinion, notamment en lisant notre rubrique Expresso à 9h ce matin, Vincent Bouget est incontestablement populaire. Il redonne de l’espoir à une jeunesse, mais aussi à beaucoup qui se désintéressaient de la politique. Six mois après son élection, la dynamique est toujours là. L’espoir aussi. Reste désormais le plus difficile : faire en sorte que cet élan tienne. Car à une époque où la défiance envers les responsables politiques atteint des sommets, la chute n’en serait que plus brutale.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Sud, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifsud.fr
Tony Duret

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio