La section d’Alès du PCF a officiellement présenté sa nouvelle direction, issue du 40ᵉ congrès du parti tenu en juillet dernier. Cécile Alphon-Layre, secrétaire de section, a souligné la continuité du travail militant tout en insistant sur la diversité des profils qui composent désormais le bureau : Claire Delamare (secrétaire à l’organisation), Frédérique Marichez (trésorière), Jacqueline Vilamir (trésorière adjointe), et elle-même. Une équipe où 50 % des membres sont en activité professionnelle, reflétant une volonté de rajeunissement et de féminisation.
Cette diversité s’étend également au comité exécutif local, composé de 30 membres, dont 40 % résident en dehors d’Alès, dans des communes comme Cendras, Saint-Christol-lez-Alès ou Bagard. Une représentation territoriale élargie, pensée pour renforcer l’ancrage local du parti et répondre aux réalités de chaque commune, eux qui n'ont désormais plus d'élus d'opposition à la ville d'Alès, mais encore de nombreux maires présents dans l'Agglomération.
Des combats se disant concrets sur le terrain
La section a voulu marquer son engagement cet été en dénonçant la hausse des tarifs de la cantine et de la garderie à Saint-Hilaire-de-Brethmas, une mesure jugée selon eux injuste pour les familles les plus modestes. Elle a également mené une campagne de solidarité envers les victimes des incendies, tout en portant des propositions pour renforcer les moyens des sapeurs-pompiers et de l’Office national des forêts. Pour le PCF, ces catastrophes climatiques, déjà une réalité, nécessitent une planification écologique et sociale ambitieuse, comme le propose le parti avec son plan Empreinte 2050.
La lutte des classes reste au cœur de leur analyse. « Il y a une lutte des classes, et c’est la classe des riches qui mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner », citait Cécile Alphon-Layre en reprenant les mots du milliardaire Warren Buffett. Face à cela, les communistes d’Alès défendent une hausse des salaires bruts, la retraite à 60 ans à taux plein, ou encore la revalorisation du point d’indice. Leur objectif : redonner du pouvoir politique aux travailleurs, en s’implantant directement dans les lieux de travail. Une dynamique déjà engagée avec la relance, il y a un an, d’une cellule cheminot sur le bassin alésien.
Mobilisations locales et enjeux nationaux
La rentrée militante s’annonce chargée pour eux, malgré l'absence d'élus siégeant à la ville, le PCF d'Alès veut repartir de zéro et reconquérir les Alésiens. Ils comptent notamment aller à la rencontre des habitants pour aborder des sujets concrets comme le stationnement, la mobilité ou le logement, des problématiques pressantes dans la ville. La section soutient également les parents d’élèves de l’école Joséphine Baker, en zone REP+, qui réclament l’ouverture d’une classe supplémentaire pour réduire les effectifs pléthoriques. Une lutte symbolique contre le manque de moyens dans les services publics, également illustrée par la menace de fermeture d’une classe à Bagard.
Au-delà des enjeux locaux, la lutte contre l’extrême droite reste une priorité pour le parti. Un forum unitaire contre les idées d’extrême droite et la montée des fascismes est prévu le 26 septembre, organisé avec plus de vingt associations, syndicats et partis politiques.
Le 6 octobre, un rassemblement est également appelé à 8h30 devant le tribunal d’Alès, à l’occasion du procès concernant l’attaque du Prolé lors de la feria 2025. Leur avocat ayant reçu le dossier d'instruction la semaine dernière, les communistes y défendront la reconnaissance du caractère politique et l'intentionnalité avec préméditation de cette agression, ainsi que la solidarité avec les victimes.
La paix et la culture, piliers de l’engagement
Du 19 au 23 septembre, ils participeront au festival pour la paix, organisé par les mairies communistes en partenariat avec le Mouvement de la paix. Pour le PCF, la paix ne peut être dissociée de la justice sociale : « Nous ne pouvons pas accepter que des milliards soient consacrés à la course aux armements alors que les services publics manquent de moyens », rappelle Cécile Alphon-Layre.
La commission culture de la section continue, quant à elle, d’animer le Prolé, un lieu emblématique de la culture émancipatrice. Deux dates sont à retenir : le 16 octobre, pour célébrer les 90 ans du Front populaire, et le 17 octobre, pour une journée dédiée à la défense de la culture. Des intervenants comme Pierre Dharréville, Denis Lanoy ou Patrick Malavieille y prendront part.
Une rentrée militante dense
Enfin, la section d’Alès du PCF multipliera d'autres initiatives : vernissage de l’exposition Les Sanguines ce 4 septembre à 18h, ou encore une journée départementale pour le droit à l’avortement le 3 octobre. Une activité intense, donc, mais qui s’inscrit dans une logique de réimplantation territoriale et de préparation aux échéances électorales à venir, notamment les présidentielles.
« On est toujours là », insiste Cécile Alphon-Layre. Même sans élus communistes à Alès, la section entend peser dans le débat local, en interpellant la mairie et en portant ses revendications directement auprès des habitants.
Dates à venir :
- 04/09 à 18h : Vernissage Exposition Commission Culture Les
- Sanguines
- Du 18/09 au 20/09 : Festival pour la Paix à l'initiative des Mairies de Cendras, St Julien et St Martin
- 26/09 : Forum unitaire contre l'extrême droite
- 6/10 8h30 : Rassemblement Procès attaque Prolé
Vauvert
- 3/10 : Initiative départementale pour le droit à l'avortement à
- 16/10 : Initiative 90 ans Front Populaire (projection - débat, La rage au cœur + exposition)
- 17/10 : Journée sur la culture