Publié il y a 1 h - Mise à jour le 16.09.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 109 fois

EXPRESSO Aéroport, Magna Porta, transports gratuits… Les épineux dossiers de la rentrée à Nîmes métropole

Le nouveau président de Nîmes métropole, Vincent Bouget

Le nouveau président de Nîmes métropole, Vincent Bouget 

- Coralie Mollaret

Les maires ont fait leur rentrée, la semaine dernière, à Nîmes métropole. L’occasion pour la nouvelle majorité de Vincent Bouget de débattre autour de plusieurs enjeux du mandat.

Une rentrée et quelques turbulences pour les élus communautaires. La semaine dernière se tenait un séminaire des maires au siège de l’Agglo. « L’idée était de balayer les grands sujets d’actualité et d’informer les élus sur le lancement du projet de territoire », explique un membre de la majorité. De l’actualité, il y en a… Et elle ne se présente pas toujours sous les meilleurs auspices. De nouveau, l’exécutif a alerté sur la gestion de l’aéroport par la société privée Edéis.

Une société dont le contrat de DSP (délégation de service public) a été signé par l’ancien président de Nîmes métropole, Franck Proust. Selon nos informations, les objectifs en termes de passagers ne seraient pas atteints : « Sur les années 2026, 2027 et 2028, le montant des pénalités avoisinerait à la louche 1,5 M€. » Pénalités qui devraient être encaissées à la fin du contrat, en 2029.

Le « risque » de fermer l’aéroport 

« Le problème aujourd’hui, c’est qu’Edeis pourrait dire : j’arrête l’exploitation de l’aéroport au regard du montant des pénalités », avance un élu. Que se passera-t-il alors ? Nîmes métropole devrait-elle trouver un autre délégataire ? Passer en régie ? Quid du temps de réflexion ? « On ne va pas prendre le risque de fermer l’aéroport », poursuit notre source. Pour l’heure, la majorité cherche un compromis avec la société.

« On aurait pu les laisser encaisser les AOT (loyers des entreprises, NDLR), mais c’est juridiquement trop fragile… », poursuit une autre source. Face à ce constat, le maire de Saint-Gilles, Eddy Valadier, aurait interpellé Olivier Fabregoul, vice-président au développement économique sous Franck Proust, qui a conservé sa mission avec Vincent Bouget : « Il lui a dit qu’il avait vendu du rêve sous le mandat précédent… Et que la réalité est tout autre », racontent plusieurs participants au séminaire. Ambiance… 

Magna Porta, une zone à 20 hectares ?

Autre sujet de préoccupation, et pas des moindres : l’avenir de Magna Porta. « En l’état, la poursuite du projet nous conduit droit dans le mur… C’est un gouffre financier pour une intercommunalité qui a déjà une dette avoisinant les 500 M€. Aujourd’hui, nous avons 180 hectares de compensations là où il en faudrait 470 ! », commente-t-on au sein de l’équipe de Vincent Bouget. Un autre édile poursuit : « Magna Porta est divisé en quatre secteurs. Il faudrait revoir à la baisse le projet, soit 20 hectares, pour voir si l’on peut avancer et qu’il se passe quelque chose en cours de mandat. » 

Reste à savoir si les usages des terrains seront redéfinis ? Y aura-t-il uniquement des entreprises ? Du logement ? « Aujourd’hui, la majorité de Vincent Bouget n’a pas vu les promesses d’implantation d’entreprises de NGE », répond la majorité. L’opérateur privé, lui aussi, choisi sous le mandat précédent, pour trouver des entreprises désireuses de s’implanter autour de la nouvelle gare TGV.

Nouveau projet de territoire 

L’ensemble de ces problématiques pourraient trouver des solutions dans le cadre de l’élaboration du projet de territoire. Un projet dont l’appel d’offres a été lancé pour trouver un cabinet privé : « L’idée est de lancer une concertation avec les élus, les partenaires institutionnels mais aussi les habitants afin de mesurer leurs attentes concernant Nîmes métropole. » Cette initiative, à laquelle s’ajoutent le travail de recensement des données, l’animation des ateliers et l’élaboration des documents, a été estimée à 300 000 €.

La méthode fait grincer quelques dents : « Il y en a assez de se faire orienter par des cabinets d’études qui coûtent cher quand nos services connaissent déjà très bien les dossiers et les élus ont l’expérience du terrain. » De l’expérience mais pas toujours de l’anticipation ?

Et aussi : 

Transports gratuits, c’est pour quand ? Un matin de février 2026, devant la gare de Nîmes, le candidat Vincent Bouget promettait en cas de victoire : « La gratuité immédiate des scolaires. » Aujourd’hui maire de Nîmes, ce même Vincent Bouget réfléchit à plusieurs moyens d’y parvenir. Un temps chiffré à 1,1 M€, « le scénario pour les moins de 18 ans a été revu à 800 000€ et 200 000€ pour les moins de 11 ans », dévoile l’une de nos source. Aujourd’hui, une autre piste est à l’étude : la gratuité à l’usage comme le fait le Conseil régional Occitanie. À partir d’un certain nombre de trajet, ces derniers deviendront entièrement gratuits. « Elle permet, au début d’augmenter les recettes », expliquait jadis le candidat. De quoi tenir les comptes sachant que chaque année, l’Agglo verse 52 M€ à l’entreprise Keolis, à qui elle a confié la gestion du service. Seulement, elle est obligée de puiser 15 M€ dans son budget général pour financer le délégataire, les recettes des tickets et celles de la taxe du versement transport (payées par les entreprises, ndlr) étant insuffisantes. 

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Sud, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifsud.fr
Coralie Mollaret

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio