Publié il y a 13 ans - Mise à jour le 10.05.2013 - abdel-samari - 7 min  - vu 245 fois

SAINT-LAURENT-D'AIGOUZE "Vivons le théâtre en petite Camargue", du 07 au 26 mai 2013, programme complet !

8ème édition de l’aventure « Vivons le théâtre en Petite Camargue » initié par le « Théâtre de la Nouvelle Cigale », troupe amateur implantée à Aigues-Mortes et « Conduite Intérieure », compagnie professionnelle de Nîmes

Né de la passion de 3 comédiens amateurs, LE THÉÂTRE DE LA NOUVELLE CIGALE ne cesse depuis 1993 de développer et partager le plaisir du théâtre avec un public de plus en plus large. Afin d’être encadrés dans les meilleures conditions, les comédiens font appel à des professionnels et c’est

ainsi qu’en 2003 leur route croise celle de Christian CHESSA (compagnie Conduite Intérieure) qui depuis écrit et réalise des mises en scène pour la compagnie qui aujourd’hui est composée de 9 comédiens et 2 techniciens.

Un théâtre exigeant et accessible à tous, voilà ce que défend la compagnie CONDUITE INTERIEURE au travers de ses multiples actions, la rencontre entre professionnels et amateurs pendant les résidences en est un bel exemple.

www.objectifgard.com vous propose de découvrir le programme complet :

SAMEDI 11 MAI 2013 à 21h / ST LAURENT D’AIGOUZE - sous chapiteau

« GELSOMINA, LA STRADA »

Mise en scène de C. Chessa.

D’après F. Fellini et P. Dupoyet

Par « La Nouvelle Cigale ».

2013 LA RUE. Territoire sauvage plus dangereux de jour en jour, et dans le monde entier, la rue s’organise en quelques lois sévères sans discours. Ici, pas de politique, pas de langue de bois, pas de religion, pas de sentiments. Violence ou pas, les groupes qui se forment et se déforment, suivent la règle unique de la survie. En 1954 Fellini tourne LA STRADA et provoque les réactions des professionnels du cinéma en détournant le courant du néoréalisme. Magnifiquement, il introduit le regard sur la femme et sa condition en Italie, et nous laisse un film sur l’amour et l’humanisme.

Aujourd’hui, une femme raconte l’histoire de Gelsomina et de Zampano. Une femme d’aujourd’hui qui tente de redonner aux mots et aux silences des personnages, une concordance poétique, sociale et humaine. La rue de 1954 et celle de 2013 s’entrechoquent. Au-delà du cinéma.

Avec : Annie Grézoux, Olivier Urbe

Régie Lumières : Thérèse Mestre

Régie Son : Clémence Repkat

Suivi du Débat : « Comment une femme peut vivre dans la rue aujourd’hui ? » Avec des intervenants d’associations d’aide aux personnes

DIMANCHE 12 MAI 2013 à 18h / ST LAURENT D’AIGOUZE - sous chapiteau

« LA BATAILLE DE CHAILLOT »

de Serge Pauthe.

Je raconte l’histoire de Jean Vilar, fondateur du Festival d’Avignon et Directeur du Théâtre National Populaire installé au Théâtre du Palais de Chaillot en 1951. Je montre à quel point Jean Vilar fut la cible de ceux qui n’acceptaient pas qu’un tel théâtre vivant puisse exister en plein Paris et concurrencer les spectacles affligeants offerts au public parisien dans les théâtres de boulevard. Je dis que Jean Vilar est actuel par son verbe, sa pensée et l’intelligence de sa vive réflexion sur ce théâtre enfin ouvert au public populaire.

Avec Serge Pauthe

Suivi du Débat : « Le Théâtre Populaire et le Service Public » Intervenant Monsieur François Duval, Conseiller Théâtre à la DRAC-LR Direction Régionale des Affaires Culturelles.

MERCREDI 15 MAI 2013 à 18h / ST LAURENT D’AIGOUZE - sous chapiteau

« FRONTIERE NORD »

Mise en scène Vanessa Mattioli

D’après un texte de Suzanne Lebeau.

Depuis 2002, Conduite Intérieure a initié un cycle annuel de réalisations semiprofessionnelles, avec des enfants âgés de 9 à 12 ans. L’objectif de ces « chantiers » est de permettre à ce groupe choisi d’expérimenter les différents aspects des méthodes appréhendées par les acteurs et de les appliquer directement dans une création à partir d’un texte d’auteur d’aujourd’hui. Cette année le groupe des enfants du canton de Mouthoumet dans les Corbières a travaillé sur le texte de Suzanne Lebeau « Frontière Nord », et présentera le spectacle issu de ce « training » et mis en scène par Vanessa Mattioli.

Suivi du Débat : « L’enfant-acteur dans le spectacle vivant, la Loi et les prérogatives liées à l’emploi des enfants dans le monde du travail ».

VENDREDI 17 MAI ET SAMEDI 18 MAI 2013 à 21h / ST LAURENT D’AIGOUZE - sous chapiteau

« SCENES COUPEES D’UN FILM »

Texte et mise en scène de Christian Chessa.

Par Conduite Intérieure. Répétition publique avant la première du spectacle.

Sur le site où la famille PERERAMATI tourne son film « Quand je rêve, je suis », suite de numéros de cabaret, des fouilles archéologiques ont retourné le terrain. Le squelette d’une inconnue a été retrouvé et l’enquête sur son identité a commencé. Pendant que les archéologues formulent les hypothèses les plus invraisemblables, le tournage continue. Jusqu’à ce qu’une jeune femme surgisse, descendante directe de la dépouille mise à jour ! Une création en répétition, suivie d’une avant-première les 17 et 18 mai.

Une comédie sur le thème de l’identité.

Avec Philippe Béranger, Vanessa Mattioli et Elsa Peruchetti.

Suivi du Débat : « L’identité » Intervenants : Gérard Mallassagne - psychanalyste, Jean Marie Marconot - sociologue, Anne-Sophie Dentan - pasteur à Nîmes

DIMANCHE 19 MAI 2013 à 18h / ST LAURENT D’AIGOUZE - sous chapiteau

« MA FAMILLE »

De Carlos Liscano,

mise en scène de C. Chessa.

DISPOSITIF SCENIQUE ET PLACE DU SPECTATEUR

Dispositif en bi-frontal, deux tables ferment le couloir de la représentation. Un plancher de bois jaune rappelle qu’il peut être, lui aussi, une table. Les spectateurs sont disposés autour de ce plancher-table et jouent à l’instant « T » le rôle de « la famille ». Une lampe avec abat-jour éclaire le milieu du plancher-table, et quatre entrées sorties au milieu des chaises de spectateurs permettent aux acteurs d’accéder au dos du public. Nous nous retrouvons donc tous « dans l’histoire ». MELANGE COMEDIENS AMATEURS ET COMEDIENS PROFESSIONNELS  Ils s’agit de faire circuler entre eux le « naturel », la ressource vitale des amateurs avec leur passion et leur énergie brute, et la technique, le savoir-faire, le contrôle, le « moteur », le niveau « plus haut » que représentent les professionnels. Comme la conception du dispositif doit permettre à ce spectacle de se jouer partout, en appartement, en petits lieux, dans les granges, les garages, les remises, et même les théâtres, l’harmonisation entre pro et amateurs doit servir l’idée que le théâtre est un partage, et que tout le monde peut avoir sa part de ce beau gâteau.

Présentation « MA FAMILLE » de Carlos LISCANO Famille, je vous aime

“Toucher à ce qui constitue la famille, c’est se plonger dans l’irrationnel, dans ce que la société considère comme presque sacré”, écrit Carlos Liscano.

Avec Agnès Buissan, Roxane Charleux, Vanessa Mattioli et Philippe Béranger.

Suivi du Débat : « Le Théâtre amateur et le Théâtre professionnel, les liens et les barrières »

JEUDI 10 MAI 2013 à 21h / ST LAURENT D’AIGOUZE - sous chapiteau

« LE SEPTIEME KAFANA »

Mise en scène Christian Chessa.

De Dumitru Crudu

Nicoleta Esinencu

Et Mihai Fusu « Elles voulaient sortir de la misère et désespéraient d’attendre des jours meilleurs en Moldavie. Certaines poussées par leur famille, d’autres pour soigner un enfant malade … toutes ont cru au travail et à la promesse de revenus décents en Roumanie ou en Europe occidentale. Elles ne savaient pas qu’elles seraient vendues. Le septième Kafana » est une tragédie contemporaine, construite à partir de témoignages et de récits recueillis auprès de femmes moldaves victimes de ces trafics d’êtres humains. »

Préface de Chantal Lamarre, actrice, chroniqueuse, écrivain et metteur en scène québécoise.

Trois acteurs se partagent la distribution. Une boite noire dans laquelle flotte, plane, à l’entrée des spectateurs, le rêve d’une capitale quelque part dans le monde, où les lumières brillent et éclairent le sourire des habitants qui se livrent aux distractions les plus modernes, les plus incroyables.

Avec : Ivan Gouillon, Vanessa Mattioli et Elsa Peruchetti.

Scénographie François Tomsu.

Lumière Philippe Grosperrin.

Costumes Alexandra Dibiaggio.

Régie générale Alain Mueller.

SUIVI DU DEBAT : « Le trafic des êtres humains » Intervenants issus des forces de l’ordre et de la santé

SAMEDI 25 MAI à 21h ET DIMANCHE 26 MAI 2013 à 18h / ST LAURENT D’AIGOUZE - Sous Chapiteau

« DELIVRANCE »

Travail et Mise en scène Christian Chessa.

Chantier Adultes-acteurs.

Par les participants du chantier adulte.

Une femme symbolise la résistance à AiguesMortes : Marie Durand.

La Tour de Constance en est un autre symbole. D’après un texte supposant revisiter la vie intérieure de cette jeune femme, « DELIVRANCE » les acteurs du Chantier-Théâtre vont envahir le plateau du chapiteau pour mêler à l’inscription dans la pierre la légèreté du corps, la vivacité de l’esprit, la liberté des rêves et des pensées, la pugnacité et la dignité de toutes les femmes du monde chargées de veiller sur la famille et sur la responsabilité des hommes qui se soumettent à leur soif de pouvoir. Résistantes de tous temps, les mères, les sœurs et les filles ont toujours su opposer aux pulsions

de la chasse, le calme et la paix de la communauté humaine, avec ses tolérances, et sa dignité. DESCRIPTION DU PROJET D’ECRITURE AUTOUR DE LA RESISTANCE

C’est une proposition de recherche et de collecte de témoignages, anecdotes, évènements, histoires, légendes et personnages qui ont vécu ou se sont passés dans les années de la Résistance face à l’occupation de la France par l’armée allemande entre 1940 et 1945. Histoires et évènements qui mettent en scène des femmes et des hommes du pays. Dans un premier temps il s’agit de réunir un groupe de quatre ou cinq personnes intéressées par ce projet, puis de partager le groupe sur les trois communes de Saint-Laurent d’Aigouze, AiguesMortes et Le Grau du Roi. Pour entamer les recherches et prendre les premiers contacts il s’agira d’interroger les éventuelles connaissances personnelles ou la mairie ou les associations d’anciens résistants s’il y en a, puis de suivre les réseaux qui vont s’ouvrir. Les matériaux recherchés sont de tous ordres : images, témoignages à enregistrer ou écrire, documents officiels ou privés, chansons, cartes, lettres ou livres écrits longtemps après. L’objectif est de mettre en évidence les acteurs et actions de résistance qui ont eu lieu dans cette région.

La seconde étape est le rassemblement de tout ce qui aura été recueilli, qui sera redistribué au groupe, lequel repartira à zéro avec cette matière, pour un travail de restitution par l’écriture. Ces ateliers auront lieu selon une fréquence et des horaires qui s’établiront avec les personnes concernées en temps et lieu utiles. La production écrite qui ressortira de ce travail sera ensuite livrée au groupe d’acteurs du Chantier-Théâtre qui mettra ces éléments en scène, insérés au travers du premier texte sur Marie Durand.

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Abdel Samari

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