Publié il y a 21 h - Mise à jour le 13.09.2026 - Corentin Dimanche - 3 min  - vu 369 fois

LAUDUN-L'ARDOISE Après la mise en place, la municipalité Di Rollo appuie sur l'accélérateur

Ludovic Di Rollo Ghislaine Paradis

Le maire de Laudun-l'Ardoise Ludovic Di Rollo et la 1e adjointe Ghislaine Paradis

- CD

À la tête de Laudun-l’Ardoise depuis mars dernier, Ludovic Di Rollo et son équipe ont présenté un premier bilan de leur mandat. Une rentrée marquée par la proximité, le dialogue et l’action, avec une vision claire : "La proximité doit devenir une méthode", basée sur cinq principes : écouter, prioriser, sécuriser, rassembler et agir.

Après une première phase dédiée à la prise en main de la collectivité, l’équipe municipale a fixé son cap. Les premières missions, dès début avril, ont été de faire adhérer les agents à la nouvelle ligne directrice, comprendre les dossiers, réorganiser le fonctionnement interne et permettre à chacun de trouver sa place. "Nous sommes là pour décider. Ce sont les services qui agissent et mettent en place derrière", explique Ludovic Di Rollo.

Avec une moyenne d’âge de 55 ans parmi les 110 agents communaux, la nécessité de renouveler progressivement les effectifs s’impose. Un audit financier et organisationnel a été lancé, dont les résultats seront rendus publics le 21 septembre. "Il faut savoir exactement où nous en sommes pour savoir où l'on peut aller", précise le maire, qui a constaté des comptes sains laissés par l’ancienne municipalité Cazorla : "La trajectoire est désormais définie, il faut maintenant que chaque année apporte des avancées concrètes".

Des projets débloqués, d'autres lancés

Plusieurs chantiers sont en cours. La nouvelle piscine, réalisée par l’agglomération, sera implantée à l’est du Forum sur un terrain fourni gratuitement par la commune. Sa mise en service est espérée avant la fin du mandat, avec un financement et une gestion intercommunaux. "Ce n’est pas moi qui paye. Celui qui doit parler de ce dossier, c’est le président de l’Agglomération", rappelle Di Rollo, qui met tout en œuvre pour voir cet outil construit sur son territoire.

La Maison Albert André devrait, enfin, voir le jour, grâce à un accord trouvé avec les Amis d’Albert André. "Soit ça se fait maintenant, soit ça ne se fera jamais", argue le maire. Un ascenseur remplacera les rampes pour rendre l’étage accessible. Pour davantage d'attractivité, la municipalité mise aussi sur une meilleure coordination des manifestations festives avec les communes voisines, avec l’ambition de proposer, durant l’été, une offre régulière pour qu'habitants et touristes trouvent chaque soir une animation à proximité.

Le pôle commercial du carré de l’Ardoise est lui aussi lancé : les fondations sont posées, et 65 % des locaux (restaurant, pharmacie, micro-crèche, ostéopathe, kinésithérapeute, expert-comptable) sont déjà réservés. Côté mobilité, la commune travaille sur une piste cyclable et la labellisation régionale d’un pump track. La recherche de financements extérieurs (Agglomération, Département, Région, État), "pas toujours faite par la municipalité précédente" sera systématique. Le gymnase, dont le terrain a été identifié, devrait être construit plus rapidement que prévu. L’entretien courant de la voirie reste également une priorité.

L’Ardoise : vision, gestion rigoureuse et dossier MGH Energy

Ludovic Di Rollo souhaite faire de l’Ardoise un véritable "deuxième cœur de la commune". Sur le sujet MGH Energy, la municipalité adopte une position "vigilante, responsable et ouverte au dialogue". Une journée d’échanges entre la mairie, les habitants et MGH est prévue le 16 septembre en mairie. "Nous ne sommes ni pour, ni contre", explique Di Rollo : "MGH peut apporter de l’emploi, mais pas pour tout le monde. Surtout, cela ne doit pas se faire au détriment des habitants ou de leur sécurité".

Le maire est réaliste et ferme : "Ceux qui rêvent de revoir pousser des poiriers et des amandiers à Port-l’Ardoise, qu'ils ne comptent pas sur moi. C’est devenu une friche industrielle. Il faut faire avec. Il y aura peu de nuisances, tout le transport se fait par voie maritime depuis Fos-sur-Mer, avec quelques camions de temps en temps. Les employés vont devoir manger, aller dans les commerces, faire vivre les restaurants, etc"

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