{{IMG:1}}
Présent, en fin de semaine dernière, à l’Assemblée générale de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes d’Europe à Aarhus (Danemark) puis au Bureau de l’Assemblée des Régions d’Europe à Bruxelles, Jean-Claude Gayssot a insisté sur la nécessité pour l’Europe de prendre rapidement des mesures énergiques pour sortir de la crise sans sombrer dans la récession et le chômage massif.
Alors que depuis 2008, les Etats ont fourni des aides et garanties aux secteurs financier et bancaire à hauteur de 4 600 milliards d’euros pour empêcher leur effondrement, le Président de la Commission européenne a proposé, jeudi dernier, de taxer les flux financiers à partir de 2014.
« C’est trop loin !, a vivement commenté le Vice-Président de la Région en charge des Relations internationales et de l’Europe. C’est maintenant, tout de suite, qu’il faut le faire et à hauteur suffisante. Il y a urgence de consolider et renforcer la solidarité entre tous les pays européens ».
Une urgence d’autant plus forte qu’elle rapporterait jusqu'à 55 milliards d'euros par an.
Représentant moins de 8% de la population mondiale, l’Union européenne est cependant la première puissance économique et commerciale de la planète, devant les Etats-Unis et la Chine. « Si elle est unie et déterminée, l’Europe a la possibilité de mener des politiques sociales et solidaires, plus efficaces, qui mettent la valeur travail, l’économie réelle et la démocratie au cœur de sa stratégie », a souligné Jean-Claude Gayssot.
Il a également invité les élus régionaux à défendre la création d’une catégorie de régions dites « en transition » – régions dont le PIB est compris entre 75 % et 90 % du PIB par habitant – qui bénéficierait, selon le projet de la Commission européenne, d’une enveloppe de 39 milliards d’euros dont environ 80 millions pour développer le Languedoc-Roussillon.
Cette proposition se heurte à l’hostilité de certains Etats, dont la France, d’où l’appel lancé par Jean-Claude Gayssot à poursuivre la mobilisation.