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Plus de cent-soixante-dix participants avaient pris place dans la salle des séances de la Chambre de Commerce de Nîmes, ce lundi 26 septembre 2011, à l'invitation de la CCI et la Banque de France de Nîmes qui accueillaient Gérad Kremer, directeur des études sectorielles à la Banque de France pour une conférence intitulée « Quelle croissance pour 2012 ? ».
Dans son exposé, Gérard Kremer a analysé la conjoncture économique actuelle en Europe et aux Etats-Unis.
Une conjoncture qui reste marquée par la crise financière fin 2008 et le plongeon des indicateurs (PIB, production industrielle, commerce mondial) en 2009. À part l'Allemagne et les États-Unis, aucun pays occidental n'a retrouvé un niveau de richesse comparable à début 2008, ni des taux de croissance équivalents.
Les ménages et les entreprises ont alors traversé un processus de désendettement marqué, qui a pesé sur la croissance américaine.
Des signes de reprises sont certes apparus en début d'année, mais ils s'avèrent trop fragiles. Ils sont dus surtout à une reconstitution ponctuelle des stocks.
La croissance n'est pas ancrée, constate Gérard Kremer. Aux États-Unis, le secteur de l'immobilier, d'où est parti la crise, connaît toujours des ajustements. Le taux d'utilisation des capacités reste bas et les indices de confiance font craindre un retournement de conjoncture dans les mois qui arrivent. Le FMI a ainsi revu à la baisse les perspectives de croissance pour 2011 et 2012 dans tous les pays, dits développés.
Seul signe encourageant selon Gérard Kremer, on ne s'oriente pas vers une rechute de l'économie et son scénario tant redouté du « W » ou « double deep ». Il s'agit plus d'un essoufflement que d'une récession.
Mais l'incertitude demeure sur la façon de retrouver le chemin de la croissance face à l'endettement des États européens.
L'ajustement paraît inévitable mais beaucoup de pays le font porter sur les deux ou trois prochaines années.