Les retraités en colère étaient attendus ce jeudi 28 mars, à 10 heures pétantes devant la sous-préfecture du Gard, boulevard Louis Blanc à Alès. Après plus de quinze minutes d'attente, seulement quatre manifestants ont pointé le bout de leur parapluie, quelque peu perplexes. "Nous serions nous trompés d'endroit ?" lance l'un d'eux. Curieux, une source policière avait pourtant bien validé l'heure et le lieu du rendez-vous ! Bref, passant entre les gouttes de pluie, c'est au café d'en face que les retraités sont allés ravaler leur colère.
Un premier rendez-vous manqué qui devrait être rattrapé dès cet après-midi puisqu'un nouveau rassemblement sera organisé à l'appel de la CGT dès 15 heures, mais cette fois devant la préfecture du Gard à Nîmes. "Nous y serons !" promettent les Alésiens. Il est hors de question de laisser faire le gouvernement qui envisage une désindexation des retraites en rapport avec l'inflation. "Nous avons déjà subi la taxe de 0.3% au nom de la perte d’autonomie, avec cette nouvelle proposition, c'est encore 0,8% de pouvoir d'achat que nous allons perdre sur nos retraites."
S.Ma