Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 26.10.2023 - Propos recueillis par Coralie Mollaret - 2 min  - vu 644 fois

L’INTERVIEW Éric Giraudier, vainqueur de l’élection partielle à la CCI : « Tout ça pour ça ! »

Éric Giraudier pourra sans difficulté récupérer son siège de président de la CCI du Gard

Éric Giraudier pourra sans difficulté récupérer son siège de président de la CCI du Gard

- (Photo : Coralie Mollaret)

Ce mercredi, la liste d’Éric Giraudier a emporté tous les sièges du collège services de l’élection partielle de la Chambre de commerce et d’industrie du Gard. Son adversaire, Philippe Broche, a été battu. Éric Giraudier n’a désormais plus aucun opposant au sein de cet établissement public.

Objectif Gard : La totalité de votre liste pour la réélection du collège service a été élue. Vous êtes satisfait ?

Éric Giraudier : Évidement ! Je vous rappelle que l’on avait déjà 35 élus sur 35. On avait donc une majorité, qui vient d'être confirmée. Les entreprises ont reconnu le travail qui a été fait. Elles ont envie que nous continuions. C’est un travail d’équipe. Je tiens d’ailleurs à remercier le premier vice-président, Fabien Dorocq, qui a repris le flambeau pendant quatre mois (Éric Giraudier ayant dû lâcher la présidence le temps de la réélection, NDLR). Nous allons commencer à tout réorganiser pour être le plus efficace possible.

Le taux de participation est assez faible, soit 12,91 %. Que cela vous inspire-t-il ?

Non il n’est pas faible, contrairement à ce que vous dites... Je vous demande de regarder les statistiques nationales pour des élections partielles ! Je ne vous suis pas sur cette analyse. 

Que représente la présidence de la CCI pour vous ? On imagine que vous êtes de nouveau candidat…

On aura un échange ce soir, nous allons boire un pot avec l'équipe. Je reviendrai vers vous. On va aller à la Chambre pour préparer l’Assemblée générale d’installation de la CCI, qui est un établissement public. Celle-ci aura lieu le 9 novembre.

Au cœur de cette campagne : la Maison de l’entreprise a fait débat. Était-ce l’enjeu de ce scrutin partiel ?

Je ne suis pas là pour parler du candidat adversaire. La Maison de l’entreprise a été validée par tout le monde. C’est calé. Je ne vais pas faire votre travail mais je n’ai pas entendu de projet (de la part de son adversaire, NDLR). Nous, c’était clair : un projet, une vision et des actions. Nous allons continuer à les mettre en œuvre.

Quel est votre sentiment ? Malgré votre victoire, on vous sent un tantinet irrité…

Cette campagne a été du temps et de l’énergie perdus. Tout ça pour ça ! On avait 53 élus, Élise Feja nous avait rejoints, on était 54. Aujourd'hui, on va être 55. J’en suis ravi ! Oui je suis très satisfait, mais c’est ce à quoi je m’attendais. Je ne suis pas surpris. Parfois, les difficultés me motivent encore plus. Les décisions de justice (annulation partielle du collège services, NDLR), on peut les analyser. Elle est fausse d’un point de vue arithmétique : ils ne savent pas calculer une moyenne, une médiane, un pourcentage…

Les juges apprécieront…

Non, mais leur analyse était faite sur une moyenne de la liste. Or, ce n’est pas une liste. Il fallait l’apprécier à chacun des candidats. On est passé là-dessus, maintenant on avance. 

Votre adversaire Philippe Broche a perdu son siège. Cela vous rend-il heureux ?

De toute façon, on ne l’a jamais vu ! En un an et demi, il a passé une heure et demie à la chambre.

Enfin, vous n’avez plus d’opposition au sein de la CCI. Vous avez donc les pleins pouvoirs ?

Hein ? Nous ne sommes pas dans une institution politique. Vous avez une fausse analyse. Il y a un intérêt général. On porte cet intérêt général qui est reconnu par les entreprises. 

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