Les symptômes peuvent aller de simples irritations des voies respiratoires à des réactions allergiques sévères, et l'allergie peut se prolonger de la mi-août jusqu'en septembre, période sensible notamment avec les rentrées scolaires.
L'Ambroisie à feuilles d'armoise, l'Ambroisie trifide et l'Ambroisie à épis lisse sont des plantes invasives originaires d'Amérique du Nord, capables de se développer rapidement dans de nombreux milieux : parcelles agricoles, bords de route, chantiers, friches…
Leurs pollens, émis en fin d'été, provoquent de fortes réactions allergiques (rhinites, toux, conjonctivites, crises d'asthme) chez les personnes sensibles.
L'Ambroisie à feuilles d'armoise est l'espèce la plus répandue en France. Selon l'Anses, au minimum un million de personnes sont allergiques à l'ambroisie en France et les coûts liés à la prise en charge médicale s'élèvent à au moins 59 millions d'euros par an.
Au-delà de la santé publique, les ambroisies représentent une menace pour la biodiversité, en concurrençant certaines plantes en bords de cours d'eau, et pour l'agriculture, provoquant pertes de rendement et coûts supplémentaires de gestion.
Si la vigilance est maximale aujourd'hui, en pleine floraison, le moment le plus efficace pour agir se situe en réalité bien plus tôt dans l'année. Dès l'apparition des premières plantules, entre avril et juin, il est possible d'arracher les plants avant qu'ils ne produisent pollen et graines.
Une fois la floraison et la grenaison en cours, comme actuellement, la gestion devient beaucoup plus difficile : le pollen est déjà dans l'air, et chaque pied non traité peut produire plusieurs milliers de graines viables pendant plus de 20 ans dans le sol.
L'Observatoire des ambroisies - FREDON France encourage donc à prendre date dès maintenant : le signalement et l'arrachage sont particulièrement utiles en juin, avant la floraison, pour casser le cycle de la plante le plus en amont possible et limiter la propagation pour les années à venir.
FREDON France est un réseau national d’organismes à vocation sanitaire sans but lucratif, dédié à la gestion des risques phytosanitaires. Depuis plus de 90 ans, les membres qui le composent offrent leur expertise au service de la santé des végétaux, de la protection de la biodiversité et de la sécurité sanitaire, dans une approche One Health.
Ses actions couvrent un large éventail de domaines, allant de la lutte contre les espèces invasives à l'accompagnement des professionnels de l’agriculture, des collectivités, des entreprises et des particuliers face aux défis environnementaux.
Grâce à un réseau régional de plus de 600 collaborateurs et l’implication d’adhérents, le réseau œuvre chaque jour pour préserver la santé publique, l’environnement et la résilience des écosystèmes face aux menaces biologiques.