A Aramon, le 11 novembre n’est pas synonyme que d’armistice, c’est aussi une fête des traditions.
Depuis qu’un groupe d’aramonais férus de traditions locales l’a remise au goût du jour en 1995 après plus de 40 ans de sommeil, la foire de la Saint-Martin est l’événement de l’automne à Aramon. Un événement organisé par l’Association des Amis de la Saint-Martin, avec le concours d’associations locales.
Cette année encore, une grande foire de produits artisanaux et locaux était organisée en centre-ville, le tout dans une ambiance festive grâce au défilé du matin, mais aussi aux nombreux groupes de musiciens provençaux venus sur les boulevards Gambetta et Victor Hugo, et dans la rue Pitot.
Tradition oblige, des vieux métiers étaient mis à l’honneur sur la place de l’Eglise. Cette année, le nombreux public a pu observer un charpentier, un maréchal-ferrant, un potier et un maître torréfacteur en pleine action.
Outre une course de taureaux dans les arènes municipales, cette vingtième édition a également vu l’organisation de deux expositions. En cette année de centenaire et un 11 novembre, une expo sur la première guerre mondiale était proposée dans la salle de la Mairie par la Bibliothèque pour Tous et le Cercle Aramonais d’Histoire et de Généalogie.
De nombreuses pièces étaient exposées, en plus de panneaux pédagogiques ou encore de diaporamas. L’exposition est visible jusqu’à dimanche.
Autre ambiance dans la salle du boulevard Victor-Hugo, avec une exposition cartophile et philatélique consacrée à Frédéric-Mistral, dont on célèbre le centenaire de la disparition.
Cette 20e édition de la foire de la Saint-Martin s’est achevée dans la soirée avec un concert de l’orchestre de chambre d’Avignon et le chœur Muzaïque consacré à Vivaldi, Grieg, Glielo et Fauré en l’église Saint-Pancrace.
Thierry ALLARD