Publié il y a 12 ans - Mise à jour le 23.08.2023  - 3 min  - vu 128 fois

PORTRAIT DE VILLAGE Embouteillage dans les urnes à Pont-Saint-Esprit

bla bla.

La bataille pour diriger Pont-Saint-Esprit est lancée.

À Pont-Saint-Esprit, les municipales 2014 s'annoncent très disputées puisque cinq listes ont été enregistrées. Du jamais vu pour les Spiripontains qui auront donc l'embarras du choix. Si les candidatures de Roger Castillon (PS), Christine Gondard (FN), Louis Esparza (UMP) et Valère Segal (sans étiquette) sont sans surprise, celle de Gilbert Baumet, ancien maire durant 40 ans, a centralisé les tensions. Les cartes sont donc redistribuées et bien difficile aujourd'hui, de dégager une tendance. La bataille s'annonce sans pitié. Focus.

Roger Castillon (PS) en première ligne

S'il fallait désigner un favori, ce serait surement le socialiste Roger Castillon. Lui qui sort de trois ans de mandat, puisqu'il avait pris la succession de Gilbert Baumet en 2011, peut se targuer d'avoir " redressé les finances et remboursé les impayés laissés par l'ancienne municipalité ". À sa défaveur, il n'a pas réussi à réconcilier tous les Spiripontains autour de son projet. De nombreuses tensions existent encore et ses propos, lors de la présentation de sa liste vendredi 28 février, reflète bien l'ambiance actuelle. Il incitait ainsi à " tacler ", la candidate frontiste ou à " claquer sérieusement ", l'ancien maire, Gilbert Baumet. Du côté de son projet, la création " d'une nouvelle station d'épuration ", est promise. Son coût est estimé entre cinq et six millions d'euros.

Louis Esparza (UMP), l'outsider

Le candidat investi par l'UMP a eu bien du mal à constituer sa liste. En cause, l'influence de Gilbert Baumet qui aurait poussé plusieurs de ses colistiers à se désister au dernier moment. Finalement bien présent, Louis Esparza est un fervent adepte de " la renégociation de la dette, seul moyen de baisser les impôts ". Présent au sein du conseil municipal, en tant que force de l'opposition depuis 18 ans, Louis Esparza est fermement opposé à la réalisation d'une nouvelle station d'épuration. Il prône un rattachement de celle existante à Bagnols-sur-Cèze (SABRE) qui " couterait moins cher car il suffirait seulement d'étirer les câbles sur 12 kilomètres, ce qui reviendrait à 1,5 millions d'euros ". Il faudrait alors convaincre le syndicat qui gère la station d'épuration bagnolaise de l'agrandir.

Christine Gondard (FN), la surprise ?

La candidate du Front National en est persuadé, Pont-Saint-Esprit est " un terrain favorable ", pour son parti depuis les résultats enregistrés durant les dernières élections présidentielles. Du coup, c'est la première fois que le FN tente sa chance dans la commune. Son plan de bataille, lutter contre les impôts. " La ville est endettée jusqu'en 2027 avec une facture de 15 millions d'euros. Cela représente 1 400€ par habitant et cela se répercute sur les impôts ", tance-t-elle. Et la réduction de la dette annoncée par le maire sortant ne l'impressionne pas du tout. " Il n'y a pas de quoi faire de l'autosatisfaction. C'est l'incarnation de la gauche misérable qui a fait de notre région l'une des plus pauvres de France ". La sécurité fait aussi partie de ses thèmes de prédilection et la candidate affirme même qu'elle a augmenté " de 52% ".

Les inconnus Gilbert Baumet et Valère Segal

Ce n'est pas ceux que l'on attend le plus mais ils pourraient profiter des tergiversations. Gilbert Baumet, ancien maire pendant 40 ans, est parti en 2011 alors que le Conseil d'Etat avait imposé de nouvelles élections devant l'ampleur des dettes accumulées par la commune. Il a laissé planer le doute sur sa candidature et a finalement déposé sa liste " d'intérêt communal ", mercredi en préfecture. L'ancien ministre délégué au commerce sous le gouvernement Bérégovoy repart donc en bataille. Quant à Valère Segal, défenseur de la maison médicale au champ de Mars, il fait de ce dossier l'axe principal de son programme. Ce médecin de profession se fait plutôt discret mais sa présence ne passera pas inaperçu, puisqu'il est clairement identifié par la population.Face à ces nombreuses candidature, les 7 000 électeurs spiripontains n'ont plus qu'à se décider.

Jean-Marie Cornuaille

jeanmarie.cornuaille@objectifgard.com

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