À six mois de la Présidentielle, Place publique se structure. Officiellement créé en 2018, le parti connaît un retentissement particulier avec la candidature de Raphaël Glucksmann à la présidentielle qui, pour avoir le soutien officiel du PS – comme aux dernières Européennes –, a choisi de passer par la case primaire. « Si l’on compte les militants socialistes qui sont avec nous et nos militants, nous sommes assez optimistes sur le résultat », pense Christophe Cavard, ex-député écologiste (2012-2017) de la 6e circonscription et nouveau co-référent du mouvement gardois.
Dans le département, le parti revendique 360 adhérents : « Nous avons 5 à 6 appels par jour. Ce sont souvent des gens qui n’étaient pas engagés dans un parti politique. Ils ont envie de s’investir localement », assurent les militants. Ce mardi soir au Napo, les responsables de Place publique ont expliqué leurs motivations, comme Carla Lippens, 41 ans, ex-colistière de Vincent Bouget aux municipales nîmoises, chargée de recherche clinique dans le secteur de la santé : « J’ai adhéré en 2023 en raison de la grosse progression de l’extrême droite. » La lutte contre le RN revient souvent dans les motivations de ces militants. Certains sont aussi sensibles aux positions de Raphaël Glucksmann sur la guerre en Ukraine : saisie des avoirs russes ou interception des missiles et drones russes dans le ciel ukrainien.
Pour ces partisans, Raphaël Glucksmann est l'alternative au duel hypothétique de second tour : Marine Le Pen-Jean-Luc Mélenchon. Lors des débats de la primaire, le député européen a clairement indiqué son opposition à tout accord avec La France insoumise. Pourtant, le leader LFI est en tête des intentions de vote à gauche. Christophe Cavard, lui, explique leur stratégie d’union : « On souhaite s’unir avec des partis de gouvernement comme les communistes ou les écologistes. » Des écolos qui se sont vu opposer une fin de non-recevoir pour participer à la primaire…
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Une plainte déposée contre la maire de Bagnols ? En août, deux militants de Place publique auraient été interdits de tractage, sur le marché de Bagnols. « Ça faisait 1 h 30 que l’on était là, ça se passait très bien. Tout à coup, deux placeurs du marché sont venus, puis la police, en nous disant que nous n’avions pas le droit d’être là… », raconte l’un des militants présents, Didier Flaender. Cet ingénieur à la retraite a annoncé son intention porter plainte auprès du tribunal administratif : « C’est un peu énervant… Nous ne portions pas atteinte à l'ordre public. C’est un non-respect de nos libertés publiques. C’est un combat essentiel. Aujourd’hui le danger est réel. »